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Père Dominique VAN DER BEEK

 

 

Le Père Dominique Van Der Beek, en partageant le récit de "Ma vie" comme il le dit a laissé des réflexions qu'il aime que nous transcrivions dans cette seconde page que l'on peut appeler celle de ses témoignages.   

 

 

Ambiance de mon enfance

Mon père était comptable de profession. Ma mère est toujours restée à la maison  pour s'oocuper de l'éducation de ses enfants. J'ai passé toute ma jeunesse à La Haye. Je n'aimais pas du tout la ville ; en revanche, j'ai toujours aimé la nature.

Mes parents étaient très religieux et pratiquants. Ils ne nous ont jamais dit que nous devions aller le dimanche à la messe. Mon père y allait toujours le premier avec  la moitié des enfants et ma mère avec l'autre moitié, à la messe suivante. Cela était devenu pour moi une chose tout à fait évidente qui faisait partie de la vie.

Au cours des années, ma foi a grandi et s'est approfondie lentement, jusqu'à devenir une conviction personnelle de plus en plus profonde. Je n'ai jamais connu le doute au sujet de ma foi. J'ai aussi toujours eu pleine confiance en ceux que le Seigneur nous a donnés comme chefs et guides de son Eglise. Cependant, pendant mon enfance et ma jeunesse, je n'ai jamais eu l'idée de devenir prêtre et mes parents ne m'en ont jamais parlé.

Expérience du travail

J'ai dû travailler pour apporter ma part à ma famille. J'ai travaillé dans une usine de fabrication de balances d'abord dans l'atelier des ouvriers, où je devais noter le temps de travail de chacun pour faire une pièce.

Je n'y étais pas heureux et j'ai demandé au Seigneur de m'enlever de là le plus vite possible.

Après quelques mois, j'ai été promu  à la comptabilité. J'étais plongé dans de très grands livres de comptabilité. Je devais alors calculer et noter les frais de travail de chaque balance fabriquée. Je ne comprenais pas grand chose malgré les explications.

J'en étais encore plus malheureux et je suppliais le Seigneur plus fortement de me tier de là.

Je me disais : Si je dois faire cette sorte de travail toute ma vie ! C'est la maladie qui m'en a délivré.

Ma vocation

Entre temps, et déjà pendant mon travail à l'usine, ma vocation a éclos. Je sentais de plus en plus fortement que le Seigneur m'appelait à me donner entièrement à Lui. Me donner entièrement à Dieu pour toute ma vie signifiait pour moi devenir prêtre. Je ne savais pas encore à ce moment-là que l'on pouvait aussi se donner entièrement à Dieu dans la vie religieuse, sans devenir prêtre. Mais même si je l'avais su, j'aurais sans doute voulu devenir prêtre. Bien sûr je souligne aujourd'hui que tous doivent vouloir se donner, et même entièrement à Dieu,  chacun dans son état de vie.

Je n'ai pas voulu devenir prêtre pour échapper à cette usine ; j'aurais pu partir sans cela. Ces difficultés à l'usine ont été l'occasion que le Seigneur a voulu utiliser pour m'amener là où Il voulait.

Je voulais aussi aller en Afrique, chez les Noirs, comme missionnaire. Dans ma paroisse, il y avait un jeune prêtre que je connaissais. Je suis allé le voir et je lui ai expliqué mon désir.

Il était chez les Missionnaires du Saint-Esprit et cette congrgation religieuse et missionnaire travaillait justement en Afrique. C'est ainsi que je suis arrivé chez les Spiritains...

Ma mère a pleuré.

Etre missionnaire voulait dire quitter son pays et sa famille.

J'ai beaucoup admiré mes parents pour leur générosité et leur foi.

Expérience au Gabon

Là où j'ai travaillé au Gabon, les Gabonais étaient gentils et hospitaliers. Mais je les ai trouvés peu dynamiques. Cependant les femmes travaillaient beaucoup.

Elles étaient aussi soumises aux coutumes du mariage : dot, polygamie, peu de possibilités de choisir elles-mêmes leur mari, car souvent dotées avant leur naissance.

Au plan de la mission, j'ai admiré les catéchistes dans leur travail. Ils sont irremplaçables !