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TEMOIGNAGES JUSTICE et PAIX

 

L'unique solution est-elle de fermer la porte ?

 

Le 19 octobre dernier, une douzaine d'Iraniens, qui avaient fui le régime totalitaire de leur pays et qui vivaient sans papiers depuis plusieurs années, en Belgique, ont occupé, avec 113 autres sans papiers venant de plus de vingt pays, l'église saint Boniface à Ixelles, un quartier de Bruxelles.

Le curé, un confrère spiritain, Norbert Maréchal, avec l'appui de l'évêque et du conseil paroissial, les a chaleureusement accueillis.

Dans une lettre au Ministre des Affaires Etrangères, Norbert a expliqué ses raisons d'accueillir ces demandeurs d'asile :

" J'ai permis à ces sans-papiers de trouver abri dans l'église à un moment où l'angoisse grandissait : intervention de policiers dans des centres, expulsions avant la réponse au recours au Conseil d'Etat, expulsions des squatters de Liège...

Je n'éprouve aucun plaisir à me sentir envahi, mais ... peut-on toujours fermer sa porte ? Ayant vécu moi-même de nombreuses années à l'étranger (certes avec des papiers), je sais combien cela peut être douloureux de ne pas être reconnu, admis. A combien plus forte raison lorsqu'on n'a plus d'existence légale. C'est pourquoi, je les respecte, eux et leur démarche. Certains sont là depuis 1 an, d'autres jusqu'à 12 ans, et ils espèrent toujours...

Je me situe évidemment à un point de vue humain. Vous, vous avez la loi. Mais une parole me revient : "La loi est faite pour l'homme, et non l'homme pour la loi". C'est évidemment de l'Evangile, mais c'est aussi humain ! Au bout de trois mois, ne mériteraient-ils pas d'être écoutés et traités avec un peu d'humanité ? "

Finalement, le 16 mars, après cinq mois d'occupation de l'église et vingt jours de grève de la faim, ces demandeurs d'asile ont obtenu du Ministère des Affaires Etrangères un permis de séjour d'un an en Belgique, et leurs demandes vont être réexaminées cas par cas.

Les Spiritains et le ministère auprès des sidéens.

Le Chapitre général de Torre d’Aguilha nous a rappelé combien il était important de nos jours que nous Spiritains nous nous mettions au service des victimes du Sida. Il nous a demandé d'encourager et de soutenir les confrères engagés dans ce ministère.

Nous sommes en train de réaliser deux projets : retrouver les confrères engagés auprès des victimes du sida et  tous ceux qui dans leur pastorale quotidienne sont au service de ces malades.  Nous partagerons ensuite le genre de ministère ainsi accompli : ce sera l’objet d’un directoire ou petit outil de travail issu des pratiques concrètes.

 

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