Claude-François Poullart des Places

Fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit

décédé à Paris le 2 octobre 1709


 


            Né le 26 février 1679, fils d'un avocat au Parlement de Bretagne, Claude-François Poullart des Places fait partie d’une famille de l’ancienne noblesse de  Bretagne. Il fit ses études au collège de Rennes, dirigé par les Jésuites, où il rencontra Grignion de la Bacheleraie, connu depuis sous le nom de Grignion de Montfort.

Choix d’une vie de service

Le cours de Philosophie terminé, sa famille songeait à l'établir dans le monde, mais il sentait que Dieu l’appelait ailleurs. Il se mit en retraite, tant pour se retremper dans la piété et la ferveur de la vie chrétienne que pour examiner sa vocation devant Dieu. Il ne tarda pas alors à retrouver la paix de l'âme, et Dieu commença à lui faire entrevoir qu’il l'appelait à son service.

Avec le consentement de ses parents, et conformément aux conseils de son directeur, à l'âge d'environ 20 ans, Poullart des Places se rendit à Paris et entra au célèbre collège Louis-le-Grand, pour y commencer son cours de théologie, en vue d’être prêtre.


 Fondation d’une maison pour les étudiants pauvres.

Au milieu de ce collège si nombreux et où il était si connu, il quitte tout l'éclat et les ma­nières du siècle pour se revêtir de l'habit et adopter la simpli­cité des ecclésiastiques les plus évangéliques avec une attention particulière aux  oeuvres les plus obscures et les plus abandon­nées » Il assistait des jeunes gens pauvres en leur procu­rant les moyens de faire leurs études..

Le nombre des écoliers qu'il entretenait augmenta rapidement dans la maison qu’il avait louée, rue des Cordiers, proche du collège des Jésuites. Il accueillait les étudiants pauvres dès qu’il jugeait qu'ils seraient un jour « en état de servir l'Église ». Lorsqu’ils furent au nombre de douze, ils demandèrent à s’engager en communauté. C’est le 27 mai 1703, fête de la Pentecôte, qu’ils eurent la joie de se consacrer au Saint Esprit,. En 1705, la Communauté, devenue plus nombreuse, exigea un local plus spacieux. Une autre maison fut donc louée par le vénéré Fondateur, rue Neuve Saint-Etienne (actuellement rue Rollin).

Trois conditions étaient requises pour l'admission : la pauvreté, une bonne conduite, et de l'aptitude pour les études. Le fondateur recommandait l'exercice des ver­tus d'humilité et de pauvreté, par ses exhortations et par son exemple, parce que le but qu'il s'était proposé, en fondant l'œuvre, était de préparer, de former des jeunes gens destitués des biens matériels, disposés à remplir, soit en France, soit dans les Colonies, les ministères les plus humbles, les plus pénibles et les moins recherchés.

 Ce qu'il y a de surprenant, c'est que M. des Places, qui avait entrepris cette oeuvre avec tant de générosité et de prudence, et qui était le modèle de ces jeunes clercs, n'était pas encore lui-même dans les Ordres sacrés. Il reçut les Ordres mineurs le samedi 6 juin 1705 et le Sacerdoce le 17 décembre 1707..

 

 

Dernières années

Claude Poullart des Places a mené une vie très austère qui devait abréger ses jours. Il ne croyait jamais faire assez pour Dieu et, se livrait à cette vie d'immolation et de sacrifice, tant pour sa propre sanctification que pour attirer les grâces et les bénédictions du Ciel sur ses chers séminaristes.

 

Tant de sacrifices eurent bientôt consumé un homme en qui la force et la santé ne répondaient pas au zèle qui l'animait. M. des Places y succomba. Il fut attaqué par une grosse pleuré­sie qui, jointe à une fièvre continue et à un rhume violent, lui causa, pendant quatre jours, d'extrêmes douleurs.

Le 1er octobre 1709, le séminaire s’installait à rue Neuve-Ste-Geneviève, actuelle rue Tournefort,  paroisse St ­Etienne-du-Mont. C’est là que Claude Poullart des Places expira doucement le 2 oc­tobre 1709, épuisé et malade, après avoir reçu les derniers sacre­ments avec une parfaite connaissance, âgé de trente ans et sept mois. « Tel fut le saint et célèbre M. Desplaces, instituteur du Séminaire du Saint-Esprit à Paris » dit son second biographe, le P. Besnard, Montfortain. Le Séminaire du St-Esprit comptait déjà 70 élèves présents.

 

 


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