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Coups de coeur associatifs

Avec la présentation de quelques associations solidaires, nous sommes dans une démarche choisie de réflexion et d’action. C’est une  solidarité pratique et efficace. Ainsi petitement et sûrement les choses se font et avancent. Je me souviens de la réflexion de M. Gabriel Marc, alors président du CCFD (Comité Catholique contre la faim et pour le développement) : c’est la force historique des pauvres en marche !

 

AMAP

Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, l’AMAP a pour objectif de préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable. Ainsi l’agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement saine, permet à des consommateurs d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité de leur choix. Ils en connaissent l’origine, la façon dont ils sont cultivés et ils participent activement à la sauvegarde et au développement de l’activité agricole locale dans le respect d’un développement durable.

 

Ainsi l’AMAP  réunit un groupe de consommateurs et un ou plusieurs agriculteurs de proximité autour d’un contrat dans lequel chaque consommateur achète en début de saison une part de la production qui lui est livrée périodiquement à un coût constant. Le consommateur apporte un crédit (avance financière réelle ou panier pré-payé) au producteur qui lui fournit ensuite ses produits de qualité dans le respect de la charte de l’agriculture paysanne.

Témoignage 

Le reportage photographique montre les consommateurs qui se fournissent en pain auprès d’un agriculteur faisant son pain, à Divajeu. Il s’appelle Michel, trie les céréales qu’il a cultivées et les transforme en farine, puis fait ses fournées de pain.

Dans le même temps, il y a la camionnette de Dany dont l’étal offre de beaux légumes et des produits laitiers de la ferme du Pescher dans la vallée d’Omblèze.

Au cours du dialogue, j’apprends que le nombre de paniers de légumes tourne autour de 50 chaque semaine pour 70 familles. Il y a évidemment une animation permanente pour assurer coordination, information, établissement des contrats. C’est une équipe qui s’en charge.

 

PRODUITS EQUITABLES

De plus en plus de consommateurs rêvent d’être des écocitoyens. On estime que chaque Français a dépensé en moyenne 2,5 euros en 2005 pour acheter des fruits et légumes, des produits d’épicerie ou de l’artisanat fabriqués par des filières de commerce équitable.

Toujours marginal, le commerce équitable ne représente que 0,1 % des échanges commerciaux entre l’Europe et le sud du monde, mais en croissance réelle et soutenue. A ce niveau , il y a des règles internationalement reconnues : les produits indiqués doivent être produits ou fabriqués à partir des matières premières achetées à un prix plus élevé que le prix du marché ; et cela auprès de petits producteurs défavorisés de l’hémisphère sud ; ces derniers doivent être soutenus et accompagnés pour devenir autonomes. Ainsi Max Havelaar a inauguré une filière coton équitable à partir d’une coopérative de petits producteurs du Mali qui fait partie de la zone prioritaire en ce domaine. Mais il y en a d’autres ailleurs !

Comme missionnaires, nous sommes attentifs au développement de ces relations de commerce équitable auprès de populations que nous connaissons très pauvres et ainsi largement aidées pour participer à leur propre développement.