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Eau pour tous !

 

LE CHEMIN DE L’EAU


Il est facile de vivre au rythme des rencontres des points d’eau dans la Bible.

Ils nous dévoilent des aspects de la vie auxquels nous pouvons prêter attention.

C’est un pèlerinage commenté par Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes.

Lourdes

Il est 15 h. Le soleil brille de mille feux sur la prairie, à quelques mètres de la rive du Gave, de l’autre côté de la Grotte.

Rassemblés en cercle autour du point d’eau Siloé, cinq cents pèlerins malades accompagnés d’hospitalières et d’hospitaliers commencent à vivre leur célébration au chemin de l’eau. Un prêtre prend la parole : cette eau nous invite à la purification, à la conversion.

Se convertir, n’est-ce pas d’ailleurs revenir en amont, redécouvrir la source de notre propre baptême ?

S’approche ensuite du micro un autre prêtre pour lire le récit de la neuvième apparition, le passage où Bernadette remet au jour la source sur les indications de la Vierge Marie. Il commente : le Seigneur, qui est la source de l’espérance, vient étancher toutes nos soifs en nous remplissant de son amour.

S’ensuit la lecture de l’Evangile de la Samaritaine : Si tu savais le don de Dieu… Une demi-heure s’est écoulée.

Les pèlerins sont maintenant invités à accomplir un geste lié à l’eau en se rendant, en procession, à l’un des puits disposés au long du Gave.

Bershéba

Le clan d’Abraham et celui d’Abimelek ont failli se battre pour la possession des puits de la région. Aujourd’hui, à l’échelle du monde, les peuples risquent de s’entretuer pour l’accès à l’eau potable.

Un miracle s’est produit : les adversaires se sont réconciliés.

Ils ont fait alliance et le puits de Bershéba sera le symbole de la foi qu’ils se sont jurée l’un à l’autre

Toute l’histoire d’Abraham est une histoire d’alliance.

En lui, Dieu a fait alliance avec une famille, destinée à devenir une multitude, aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel et les grains de sable sur la plage. Alliance avec Dieu, alliance avec les frères : les deux vont de pair.

Cippora

C’est le nom d’une femme, la première épouse de Moïse.

C’est une païenne. Son père était prêtre de Madian. L’Ecriture nous dit comment ils se sont rencontrés. Moïse avait sauvé la vie d’un Hébreu, un compatriote, roué de coups par un Egyptien.

Il avait tué ce dernier et s’était enfui au pays de Madian.

La Bible nous le montre assis près d’un puits. Des jeunes filles arrivent pour faire boire leur troupeau.

Des hommes surviennent et veulent prendre leur place. Moïse les chasse.

Le père des jeunes filles reçoit Moïse et lui offre l’hospitalité.

Mieux : il lui accorde sa fille en mariage. Cette jeune fille s’appelait Cippora.

Douze siècles plus tard, Jésus, lui aussi, s’assiéra au bord d’un puits, le puits de Jacob.

Meriba

Nous sommes encore avec Moïse, mais il n’est plus seul. Avec lui, sous sa conduite, tout un petit peuple est sorti d’Egypte.

Joie de la délivrance !

Mais où aller ? A perte de vue, le désert du Sinaï. L’eau vient à manquer pour les bêtes et pour les gens.

Sans eau, demain, c’est la mort. Aujourd’hui, c’est la peur. Tous se retournent contre Moïse : pourquoi les avoir fait sortir d’Egypte si c’est pour mourir dans les souffrances de la soif.

Derrière Moïse, c’est à Dieu lui-même que le peuple s’en prend. Le peuple suspecte Dieu de l’avoir mené sur un chemin de mort.

Sur l’ordre de Dieu, Moïse frappe le rocher et l’eau coule. Meriba signifie querelle. Le peuple a cherché querelle à Dieu. Dieu a pardonné mais le peuple ne doit pas oublier.

D’un coup de lance, des siècles plus tard, un centurion percera le côté de Jésus, notre rocher, la pierre angulaire de notre foi. L’eau vive jaillira, l’eau qu’il avait promise à la femme de Samarie.

En-Gaddi

En Terre Sainte, s’il existe un lieu désolé, c’est bien la Mer Morte. Le nom est clair : mer morte !

C’est un des points les plus bas de la surface terrestre. Il fait très chaud. L’eau est épouvantablement salée. La mémoire populaire s’est rappelé que la femme de Lot s’était changée en statue de sel. L’odeur est aussi agréable que dans un laboratoire de chimie. Et voici que, sur le bord de la Mer Morte, grâce à une source qui vient de la montagne, une magnifique oasis fait une tache de verdure. La flore, la faune prolifèrent. C’est la revanche de la vie. Dans la Bible, En-Gaddi est synonyme de beauté, de joie, de profusion. Il y poussait des fleurs dont les femmes aimaient se parer.

La bien-aimée du Cantique des cantiques dit que, pour elle, son bien-aimé vaut mieux que les fleurs d’En-Gaddi.

Francois Vayne, directeur des éditions Notre-Dame de Lourdes,

nous a permis de reprendre ces extraits du livret :

"Le chemin de l’eau"

Nous l’en remercions vivement.
Contact : tél. O5 62 42 79 02 – Fax : 05 62 42 79 76

courriel : reservation@lourdes-france.com

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