Deux convictions sont à retenir dans l’expérience d’utilisation de l’eau et du travail de la terre.
L’eau maintient le tissu rural d’une région comme la plaine d’Allex.
Les pouvoirs publics et les syndicats d’exploitants agricoles savent porter attention aux besoins en eau des cultures diversifiées et spécialisées : ail, melon, asperges.
Les études sur les capacités en eau de la plaine d’Allex sont prometteuses. Elles viennent en appui aux efforts des syndicats qui s’alimentent au canal de la Bourne et au Rhône. Ils ont déjà mis en place des réseaux de gestion de l’eau permettant de ne plus emprunter aux captages l’eau de la rivière Drôme, au point que les uns et les autres sont de plus en plus convaincus que les agriculteurs n’assèchent ni la nappe phréatique ni la Drôme.
Laisser vivre la terre engage à la travailler comme une alliée.
La culture sans labour est bénéfique à la terre et aux ressources que l’on peut en espérer. Il n’y a plus d’inondation de nos terres. Les matières organiques restent en surface et les vers de terre retrouvent leur place dans cet éco-système.
Les radicelles des plantes jouent le rôle de filtre à l’eau de ruissellement. A cela s’ajoute encore une bonne attitude pour éviter la pollution des sols et des eaux.
Mon optique, souligne Emmanuel, c’est de nourrir ma terre avec des produits naturels, ces oligos-élements issus de la sédimentation très ancienne de notre région.
C’est alors que ma terre nourrit mes plantes.
C’est l’équilibre même de la vie !
Propos recueillis auprès de
M. Emmanuel Grégoire
La Vermenelle (Allex)
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