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Fihavanana à Madagascar


Nous avons une approche particulière de l’homme et de ses relations chez les Malgaches.

L’idée profonde, c’est un certain air de famille qu’il y a de toute façon entre Dieu, les autres et la création. C’est le sens de la racine havana (famille, et même famille élargie) et du substantif qui en découle et que l’on pourrait traduire familiarité.

De cette conscience de familiarité, on essaie de créer toutes les relations, de les entretenir et de les faire servir au bien des uns et des autres et du groupe humain qui est le plus proche, mais aussi d’une communauté comme celle de la nation.

Le Malgache a une approche traditionnellement attentive à son environnement.

Cela peut être mis à mal aujourd’hui en raison des besoins immédiats à satisfaire et d’un certain envahissement technologique qui atteint la manière de travailler la terre ou de se servir des biens donnés à tous.

Le Malgache a une approche traditionnelle des relations humaines de la grande famille à l’occasion des événements qui en marquent la croissance, les liens de la vie ordinaire et ceux que la mort vient encore resserrer par le recours aux Ancêtres. L’accueil de la vie et la naissance, les décisions communes et les bénédictions des anciens pour tout moment important de la vie des membres de la famille et le culte autour du tombeau familial ou des restes des morts sont là pour signifier et protéger le fihavanana.

Une autre approche traditionnelle du lien de vie avec Dieu est tellement significative que l’Eglise à Madagascar propose comme meilleure évocation de nos liens avec Dieu le mot même "fihavanana", en l’appliquant très concrètement à Dieu : Dieu est fihavanana, ou source même de toutes nos relations.

Ce mot dit mieux Dieu pour un Malgache que d’autres mots qui voudraient traduire ce beau mot :

Amour !