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CŒURS SOLIDAIRES !
On attend des hommes qu’ils soient enclins à partager les biens de la terre et du travail des hommes.
La solidarité donne à ce projet un fondement.
C’est une attitude qui fait dépendre toute la vie sociale d’une ouverture réelle aux autres en prenant conscience de nos besoins et désirs communs en humanité.

La formation à un métier est un service que l'on partage
et qui créé ensuite une foule de relations utiles à la vie de tous les jours (photo PSM)
Destination universelle des biens
La solidarité s’exprime d’abord par rapport aux biens de la terre. Les biens fondamentaux sont la terre, l’eau, l’air.
Il y a partout des tensions à leur sujet, parce qu’il y a des besoins essentiels pour la vie, et nous pouvons dire, aujourd’hui, pour la survie. Des conflits pour la possession de la terre chez les paysans sans terre, des revendications pour des mêmes sources d’eau et des actions d’organismes internationaux pour des forages indispensables, une attention récurrente au réchauffement de la terre par pollution à l’ozone : voilà autant de points qui soulignent des biens communs et des soucis à partager.
Des chiffres sont utiles à avoir en tête : 1,2 milliard de terriens n’ont pas accès à l’eau potable et 9 millions meurent de consommation d’eau malsaine.
Chaque année, près de 17 millions d’hectares de forêt disparaissent de la surface de la terre.
Je dis la vérité ! Je suis inquiet !
La destination universelle des biens de la terre est une réflexion de la pensée chrétienne. Aujourd’hui on précise que la crise écologique est une crise morale. Ce n’est pas seulement la relation de l’homme à la nature qui est en cause, écrit François Euvé, mais la relation de l’homme à l’homme. C’est là une caractéristique de l’écologie chrétienne : on ne peut disjoindre action écologique et justice sociale. (Voir Croire aujourd’hui n° 196, p. 15)
Destination universelle des services
Le second aspect de notre solidarité est de donner à tous, à chacun, les chances de travailler à son propre développement. C’est un ensemble d’autres biens, plus moraux ceux-là, qu’il est indispensable de partager : la scolarisation et l’éducation, la formation à un métier et les qualifications pour un travail, les transferts de technologie et les services de communication et des échanges correspondants.
Au cours des journées de rencontres internationales de la communauté Sant’Egidio (Lyon, du 11 au 13 septembre 2005) M. Andrea Riccardi, fondateur de cette communauté, a eu ces paroles fortes : La globalisation défie les chrétiens, en les poussant à adopter une spiritualité à l’échelle universelle. Je suis convaincu que la première manifestation de l’espérance chrétienne consiste à ne pas détourner son regard du monde, de ses drames, de sa beauté, de ses contradictions. Même si c’est difficile. Le logo de ces rencontres : le courage d’un humanisme de paix.
Fihavanana à Madagascar
Inculturation
Pour faire suite à l’explication juste des mots, celui d’inculturation est devenu un terme théologique. Il rend compte de la rencontre entre l’Evangile et toute culture humaine. L’Evangile exprime un sens profond sur l’homme et devient une référence importante pour toute culture lorsqu’elle s’ouvre à cet Evangile et à la personne du Seigneur Jésus qui ne laisse personne indifférent aux orientations de son mystère pour tout homme, et partant pour ses relations. Il y a une conversion de la culture et un apport d’expression nouvelle à l’Evangile. Les exemples du fihavanana malgache vécus par les chrétiens en sont une preuve.
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