CONQUES
Il est un lieu insigne, centre réputé de dévotion
Que le roi lui-même baptisa du nom de Conques.

Ces vers sont de Ermold le Noir, poète de cour, en 824. Louis le Pieux, en 819, en établissant la charte de l’abbaye, lui donna le nom : la conque. Cela évoque la partie de l’oreille en forme de coquille qui capte les sons, l’huître qui contient la perle et l’olifant qui donne le son. C’est un site extraordinaire au fond de la profonde vallée du Dourdou et une étape importante sur le chemin de Compostelle.
Surgie de la foi, de l’esprit et des mains des moines bâtisseurs de 1040 à 1120, l’abbatiale est une oeuvre capitale de l’art roman. Il parvient ici à son apogée, avec l’audace architecturale propre à cette abbatiale. Les sculptures et les chapiteaux se classent incontestablement parmi les plus belles réussites ornementales du Moyen-Age.
Vue générale du village de Conques
Impression d’une abbaye blottie au fond de cette vallée
déjà très encaissée, mais que l’on découvre à la dernière minute.

Le tympan de l’Abbatiale
Ce tympan est le plus beau de la sculpture auvergnate du XIIe siècle.
Sur le thème du Jugement dernier, dès l’entrée de l’église, c’est le rappel de cet aboutissement de la vie chrétienne :
récompense des justes et punition sévère des coupables.

Perspective de la croisée du transept
Ce qui étonne tout de suite dans cette abbatiale romane
c’est l’élévation des voûtes et le transept en est un bel exemple.
Chapiteaux
L’ange messager de bonne nouvelle du ciel.
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