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Randonnées

 

Randonneurs au pas tranquille

Première invitation

Cette invitation vous est faite par le P. Raymond Baraché. Il  vous proposera aussi d’aller plus loin, dans la réflexion sur les sentiers-pèlerins. Le P. Raymond Baraché est responsable de la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs au diocèse de Valence (Drôme). 

 

Randonneurs, vous qui aimez marcher et découvrir la nature avec ses beaux paysages si variés, vous qui désirez souffler, vous refaire une santé, vous qui désirez découvrir la richesse de notre patrimoine soyez les bienvenus sur les 44 sentiers que les gens du terroir ont  souvent parcourus. Ils les aiment et sont heureux de vous les faire connaître. Et si l’occasion se présente, ils seraient heureux de bavarder un peu avec vous.

 

Pèleriner dans la Drôme évoque justement l’image de revêtir sa pèlerine – la pèlerine était autrefois le vêtement que portaient les pèlerins – pour se protéger du vent, du froid  et de la pluie pour prendre la route. Pèleriner, c’est accepter de sortir de ses habitudes, du quotidien, des pressions de toutes sortes pour découvrir autre chose. C’est aller vers soi, parfois se redécouvrir, faire le point, et, tout en marchant découvrir l’harmonie entre son corps, son esprit et la nature


 Emotions de randonneur

Dans les Pyrénées, les Français donnent le nom de Pic Alfred au Cap de Toro en l’honneur d’Alfred Tonnelé, le jeune Tourangeau qui réussit la première ascension de la Forcanada, le 1er août 1868.

Voici comment, dans ses notes, il se montre sensible à la beauté de ces montagnes.

«Assis seul dans cette haute solitude, je contemple les sommets éclairés des dernières lueurs du soleil. Les glaciers sont bleuâtres. Etonnante limpidité et transparence de l’air, où nagent les contours nets et doux cependant. Le Pic du Néthou (Aneto) est enveloppé de l’atmosphère et des lueurs suaves du soir. A mesure qu’elle diminue, la lumière devient plus dorée et plus vive. Une bande d’or liquide couvre les dernières pointes, et s’efface vite… Des nuages roses flottent comme de petites fleurs épanouies au-dessous de nous ; puis tout s’éteint… La nuit est admirable ; les grandes silhouettes des montagnes se découpent sur le firmament. Les étoiles sont d’une étonnante vivacité, comme de rares pierre précieuses formant des diadèmes à ces cimes…Combien pure et belle cette marche des astres au-dessus des hauts sommets ! »

                            (Tiré de 50 ballades et randonnées en Val d’Aran et Encantas, p. 46-47)

Accompagnateur de randonnée

L’accompagnateur de randonnée est un professionnel qui s’attache à réponde à  l’ensemble des chances d’une bonne randonnée : découverte unique et proche du meilleur de la nature et des hommes du pays traversé. Il s’adapte aux personnes en randonnées : individuels, familles et enfants.

 Il se maintient  dans un bon niveau de  culture de ses savoirs et de ses passions pour son pays. Ainsi il propose des découvertes originales, variées, savoureuses sur la flore, la faune, les paysages, l’histoire et le patrimoine, tout au long des sentiers proposés à la randonnée.

Voici un portrait haut en couleurs d’un de ces accompagnateurs. Berger des mots, conteur de nature, ce héros sauvage,  c’est comme ça que se définit Gérard, 47 ans, dont 28 à crapahuter en montagne dans les Pyrénées-Orientales. C’est comme ça qu’on pourrait définir tout accompagnateur en montagne pyrénéen. Ce rustique, comme un gardien de refuge, doit être savant comme une encyclopédie Universalis de faune, flore et pics en tout genre, inoculant sa passion du paysage comme une antidote à la mauvaise humeur. D’ailleurs il possède un bagou intarissable comme l’eau des fontaines. C’est aussi deux jambes solides, une carte d’état-major dans la poche du pantalon, un portable qui sonne dès que ça passe, un visage de pâtre grec buriné par le soleil, une paire de lunettes de soleil sur la tête, et autant de souvenirs randos que de nouvelles idées de parcours. Etre accompagnateur, c’est un sacerdoce, comme on entre en religion, dans l’armée ou dans l’éducation nationale. (Texte de Patrice Teissire-Dufour, Pyrénées Magazine – n° 100- juillet-août 2005, p. 48)

Mots à la bouche

halte et point d’eau

 

Le sentier est abrupt. Il est long. Le temps de repos fait partie du rythme de la marche. Il est prudent selon les régions traversées de repérer les points d’eau ou d’emporter son eau. C’est la halte au programme !

 gîte

 

Formule d’hébergement en milieux ruraux. Elle allie le plus souvent la proximité du sentier qui passe par-là à la disponibilité des gens du pays qui accueillent chaleureusement et autour de tables garnies des produits locaux.

étonnement et admiration

 

C’est la beauté des paysages, leur soudaineté, leur ampleur, tout comme une rencontre inattendue  de la présence et de l’activité des gens du pays qui saisit, laisse bouche bée et dans l’admiration,  et permet à des questions d’être posées afin d’accueillir une réponse et surtout un témoignage.
patrimoine Alliance d’une terre avec ses paysages et des hommes qui lui ont donné un visage : hameaux et villages, pratiques paysannes, lieux de la culture et de la foi.

découverte

 

Elle est l’attitude essentielle pour le randonneur qui prend le chemin pour traverser un pays et rencontrer des gens. Cette capacité de s’attendre à quelque chose est vite récompensée et toute randonnée porte le fruit de la découverte.

respect

 

Le respect est le corollaire de la découverte. On s’est approché de paysages et de gens rencontrés. Ils sont là avant notre passage et ils demeureront après nous. Ils ont droit au respect d’être ce qu’ils sont !  Probablement, c’est la condition du souvenir.