Maison et sanctuaire saint Joseph
Maison et sanctuaire saint Joseph

LECTIO DIVINA

 

La vie cachée à Nazareth. (texte et photo de François Nicolas)

 



La foi est ouverture du cœur à Dieu (Lectio divina)

La foi : une réponse à un appel
« Par la foi, Abraham obéit à l’appel de partir vers un pays qu’il devait recevoir en héritage. Il partit ne sachant où il allait » (He 11, 1). Dieu se révèle dans l’histoire des hommes. La foi est réponse à une initiative de Dieu. Par sa foi, Abraham est devenu le Père de tous ceux qui croient.
« C’est moi le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Va, je t’envoie auprès de Pharaon pour faire sortir d’Égypte mon peuple. […] Je serai avec toi » (Ex 3, 12). Moïse se sent faible et petit face à une mission qui le dépasse mais, assuré de la présence du Dieu fort et fidèle, il répond.
« Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38). Marie réalise de manière parfaite la réponse à l’appel de Dieu. Dans la foi, elle accueille l’annonce portée par l’ange Gabriel et toutes les générations la proclament bienheureuse. Dieu se révèle aux hommes encore aujourd’hui. Il appelle chacun d’entre nous à entrer en Alliance avec Lui. Il ne s’agit donc pas tant de faire des efforts pour aller vers Dieu, mais de répondre et accueillir Celui qui vient à moi.

Prière:

Seigneur, je sais que tu as parlé à nos pères, dans la foi. Tu veux aussi me parler aujourd’hui, au moyen de ta Parole que je médite, de la prière et des événements de la vie… Me mettre à ton écoute n’est pas toujours facile. Ouvre mon cœur, envoie-moi ton Esprit Saint, pour m’aider à te reconnaître, entendre ta Parole et obtenir la force de te répondre.

La foi : une rencontre personnelle

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi » (Ap 3, 20).
L’histoire de Dieu culmine avec la venue de Jésus-Christ, l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous » qui invite à la rencontre, l’amitié et la communion. La foi est adhésion de tout l’être à Celui qui m’aime.
« Demeurez en moi, comme je demeure en vous. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez en mon amour » (Jn 15, 3 et 9). Cette parole est au cœur de la foi chrétienne. Sans excès de mots, simplement et humblement, accueillir dans ma vie Celui qui m’a aimé le premier et m’invite à entrer dans ce même amour.
« Pour vous, qui suis-je ? – Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! – Heureux es-tu, Simon ! Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père » (Mt 16, 15-17). À l’exemple de l’apôtre Pierre et de ses amis, il nous faut entendre et réentendre la question de Jésus afin de confesser de tout son cœur : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant ! » La reconnaissance personnelle n’est pas le fruit d’efforts surhumains mais, d’abord, l’œuvre du Père chez ses disciples. Dans cette rencontre, je ne suis pas le premier à prendre l’initiative, je ne mets pas en avant mes mérites, je suis d’abord celui qui reçoit comme un petit enfant ce don merveilleux de Dieu.
Prière :

Merci, Seigneur, de me rappeler aujourd’hui que tu n’es pas un Dieu lointain. Tu te fais proche de chacun de nous. Tu veux me communiquer ta vie et entrer en communion avec moi. J’accueille cette présence et ton regard qui, posé sur moi, fait progressivement de moi ton enfant bien-aimé.

La foi : une histoire de confiance
« Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers les disciples en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples prirent peur et ils poussèrent des cris. Mais aussitôt, Jésus leur parla : “Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur !” » (Mt 14, 25-27). L’aventure avec Jésus ne peut se faire que dans la confiance. Les apôtres en ont fait l’expérience. Alors qu’ils ont peur, dans la nuit, le Seigneur intervient et les rassure. Pierre veut alors en faire plus que les autres : il prend le risque de la foi.
« Si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. Pierre descendit de la barque, marcha sur les eaux et alla vers Jésus » (Mt 14, 28-29). Pierre avance, les yeux fixés sur Jésus. Subitement, il craque ! Ne voyant plus que de l’eau agitée sous ses pieds, il commence à s’enfoncer !
« Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt, Jésus, tendant la main, le saisit en lui disant : “Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?” » (Mt 14, 30-31). Pierre se met à crier ! Son cri devient prière et acte de foi et le Seigneur peut le sauver. Jésus me fait passer par des chemins déroutants, des situations difficiles et des épreuves où je me sens abandonné. Mon acte de foi est vrai. Jésus est présent, malgré un silence qui donne l’impression d’être abandonné. J’accueille cette parole pour moi-même : « N’aie pas peur, je suis avec toi ! » Les yeux fixés sur Jésus, je peux alors avancer en confiance.

Prière :

Seigneur, j’aimerais toujours te faire confiance. Comme Pierre, il m’arrive d’avoir peur. J’ai alors l’impression que tu es absent. Donne-moi un appui fort, envoie-moi ton Esprit, reste auprès de moi, et je pourrai me risquer à avancer.

La foi : en Église, nous croyons
« Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20). La foi naît et grandit au sein d’une communauté de croyants. Nul ne peut croire seul. Chaque croyant est un maillon dans la grande chaîne des croyants. La communauté des croyants est le lieu de ressourcement et de célébration de ma foi. Lieu de rencontre avec le Christ qui me fait, jour après jour, disciple, désireux de vivre ma foi et de la partager avec les autres.
Le jour même de la Pentecôte où l’Église apparaît au monde, « ceux qui accueillirent la parole » furent baptisés. « Et ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle dans la fraction du pain et aux prières […] louant Dieu » (Ac 2, 41-47).

Prière :

Merci, Seigneur, pour les frères et sœurs de la communauté. Ensemble, nous partageons la même foi, elle est une force pour se rassembler autour de Toi pour te rencontrer, te louer, dans la communion et le partage de ta Parole et de ton Pain. Oui, Seigneur, nous croyons, mais fais grandir en nous la foi !
Étienne Lefèvre

Le chrétien sous la conduite de Dieu

Le P. Étienne Lefèvre relève les diverses façons dont Dieu se révèle proche, guide et force de son peuple, par sa présence, sa Parole, ses sacrements, son Esprit : nous le prions comme compagnon de vie et d’éternité.

Un Dieu qui marche avec son peuple
« Le Seigneur dit à Abraham : “Quitte ton pays et la maison de ton père. […] Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom.” » (Gn 12, 1-3). Dieu fait irruption dans la vie d’Abraham pour que celui-ci se mette en route, avec une promesse aux dimensions du monde. Abraham ose fonder son existence sur la confiance en Celui qui est capable de réaliser sa promesse. Promesse qui implique au départ une rupture pour s’embarquer dans une aventure avec Dieu. Croire, c’est marcher avec Dieu ; c’est reconnaître Dieu à nos côtés. Une marche qui devient une parabole de communion avec Dieu. Dieu qui cheminera tout au long de l’histoire de son peuple. Nous faisons partie de ce peuple de croyants en marche, à la suite de nos ancêtres dans la foi. Dieu est avec nous. Sachons le reconnaître.

Prière :

Seigneur, même si je crois que tu es à mes côtés, j’ai parfois des doutes et je perds confiance. Laisse-moi croire que je suis dans ta main, que cette main me protège et me montre le chemin que je dois suivre.

La Parole de Dieu : lumière sur la route du croyant
« Heureux ceux qui marchent dans la Loi du Seigneur ! […] Guide-moi au chemin de tes commandements, car j’ai là mon plaisir. Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 119 1, 35 et 105).
Les psaumes chantent une foi en marche. Images de route, de chemin, de voie qui montrent le croyant en cheminement, avec le désir de vivre en communion avec Dieu : « Seigneur, guide-moi dans ta justice. […] Redresse devant moi ton chemin » (Ps 5, 9) ; « Tu m’apprendras le chemin de vie » (Ps 16, 11) ; « Fais-moi connaître tes voies » (Ps 25, 4) ; « Fais que je sache la route à suivre » (Ps 143, 8) ; « Conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 139, 24).
Cette route sur laquelle Dieu invite à marcher est chemin de vie et de bonheur pour celui qui se met à l’écoute de la Loi divine. Une Loi qui ne s’impose pas de l’extérieur, qui est inscrite dans une Alliance, dans le cœur du croyant : « Je mettrai ma loi au plus profond d’eux-mêmes, et je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple » (Jr 31, 31-34).

Prière :

Merci Seigneur de marcher avec moi sur ce chemin de vie et de bonheur. Fais que je sois à l’écoute de ta Parole. Fais que j’accueille cette Parole comme Parole de vie.

Présence mystérieuse mais bien réelle sur le chemin d’Emmaüs
« Jésus rejoignit les deux disciples et fit route avec eux » (Lc 24, 13-35). Jésus ressuscité chemine avec ses amis. Mais eux sont incapables de le reconnaître. L’aventure est finie. « Nous espérions… » Comment croire après sa mort sur la croix que sa présence continue ? « Esprits sans intelligence, cœurs lents à croire… » Oui, c’est possible ! Il suffit de sortir de son aveuglement, de se mettre à l’écoute de sa Parole qui éclaire… « Je suis avec vous tous les jours… » Christ est vivant, présent… Pour celui qui croit, pour celui qui n’est pas enfermé dans ses certitudes, pour celui qui accepte de s’ouvrir aux autres. « C’est bien vrai, le Christ est vivant ! » Et il s’est fait reconnaître à la fraction du pain. L’aventure continue avec le Christ pour ses disciples, pour chacun de nous. L’essentiel est d’ouvrir son cœur à sa présence : « C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité ! »

Prière :

Seigneur, je sais que tu chemines avec moi, sur une route parfois pleine d’embûches, qui me font douter de toi. Ouvre mon cœur à ta Parole, ouvre mes yeux à ta présence. Tu es et restes mon fidèle compagnon de route. Sur les chemins de la vie, tu es ma lumière, Seigneur !

Une force et un guide en personne : l’Esprit Saint
« Je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité. […] Vous, vous le connaissez car il demeure auprès de vous et il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous » (Jn 14, 16-18).
Jésus a besoin de rassurer ses disciples au moment de sa passion. Son départ physique ne signifie pas la fin de sa présence. Le don de l’Esprit va assurer aux apôtres la communion avec le Christ. « Le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient » (Mc 16, 20). Il sera force et soutien efficaces dans leur mission d’évangélisation : « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples. […] Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20).
Un chrétien n’est jamais orphelin. Il sait dans la foi que l’Esprit Saint agit dans son cœur et dans toute sa vie. Esprit de vérité et de lumière qui l’aide à discerner la présence de Dieu dans le quotidien de sa vie.
Comme les disciples de Jésus, nous avons besoin de cet Esprit pour avancer, pour grandir dans notre vie chrétienne.
Prière :

Esprit Saint, je perds souvent tout repère. Je ne sais où me mène mon chemin… Indique-moi la voie qui va m’amener à plus de vie et de liberté. Lorsque je ne sens plus la vie couler en moi, verse toute ta puissance divine en mon cœur. Redresse-moi, rends-moi fort, guéris-moi et défais les chaînes qui me tiennent prisonnier (d’après une prière d’Anselm Grün).

La communauté chrétienne réunie : lieu de discernement de la présence du Christ
« Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux… » (Mt 18, 20).
Nous avons besoin de signes, de repères qui nous disent la présence du Christ. La communion fraternelle, l’unité au nom de Jésus, l’amour manifesté entre frères montrent que Dieu est là. Les premiers chrétiens l’ont compris : « La communauté de ceux qui étaient devenus croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. […] Et une grande grâce était à l’œuvre chez eux tous » (Ac 4, 32). C’est la chance du « vivre ensemble » des chrétiens. Il incarne la présence aimante de Dieu. Puissions-nous vivre aujourd’hui, dans notre communauté chrétienne, cette solidarité, cette unité.
Prière :

Merci Seigneur pour mon Église, pour mon frère, ma sœur, qui me rappellent par leur vie de foi et leur engagement que tu es à l’œuvre en moi et en chacun de nous. Aide-nous à bâtir l’unité entre nous, à vivre la solidarité. Ils disent que tu es toujours là au milieu de nous et que tu accompagnes ton Église jusqu’à la fin des temps.
P. Étienne Lefèvre

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu

C'est par la méditation du commandement nouveau que le P. Étienne Lefèvre nous fait entrer
dans la dimension de l'amour de charité, thème central de la condition du chrétien dans le monde.

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force ! » (Dt 7, 5). Cette injonction fait partie de la profession de foi traditionnelle du peuple d'Israël. Le commandement de l'amour de Dieu mobilise le tréfonds de la personne, ses énergies, ses pensées. Chaque juif le récite matin et soir.
Chrétiens, nous recevons ce même commandement. Ce Dieu à aimer de tout notre cœur est Père et Amour, tel que Jésus l'a révélé. Une conviction essentielle qui a de quoi nous interroger, nous ébranler. Nous sommes si petits, si faibles devant une telle immensité d'amour. Pourtant c'est bien avec ce que nous sommes, nos faibles moyens, mais en mettant en œuvre toute notre énergie que nous nous jetons dans ses bras, en toute confiance et abandon.
Prière :

Toi Seigneur, tu es infiniment bon, d'un amour tout-puissant. Je me sens si faible et si petit devant toi. Ouvre mon cœur. Emplis-le de ton amour. C'est lui qui me fera grandir devant toi et me permettra de t'aimer en vérité.

Tu aimeras ton prochain
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Ce commandement tiré du livre du Lévitique montre que l'amour de Dieu engage à l'égard du prochain. Cet amour du prochain se mesure à l'amour qu'on se porte soi-même. Non pas pour tomber dans l'égoïsme et le « moi d'abord », mais en sachant que celui qui se sait aimé de Dieu s'aimera soi-même et aimera les autres qui sont aimés de Dieu comme il l'est lui-même. Se reconnaître objet de l'amour de Dieu, accueillir cet amour, aide à mieux s'accepter soi-même, avec ses petitesses, ses limites et, dans le même temps, à mieux accepter les autres tels qu'ils sont. Reconnaître le visage de tendresse de Dieu porté sur soi est nécessaire pour le trouver dans les autres.
Prière :

Seigneur, tu me demandes d'aimer mon prochain comme moi-même. Je me rends compte qu'il est parfois difficile de s'aimer. J'ai du mal à vivre mon handicap, ma maladie, ma vieillesse ! Pourtant, Seigneur, tu continues à m'aimer tel que je suis. Aide-moi aussi à aimer les autres tels qu'ils sont. Nous sommes tous tes enfants bien-aimés.

Aimer le Seigneur, aimer son prochain, c ?est tout un
« De ces deux commandements, dépendent toute la loi et les prophètes » (Mt 22, 40). Jésus rapproche les deux commandements connus de l'Ancien Testament, en leur donnant une égale importance, en disant qu'ils sont l'essentiel de toute la loi. Aimer Dieu ne peut aller sans aimer son prochain. Aimer, non en paroles, mais en actes et en vérité. « Celui qui dit : je le connais, mais ne garde pas ses commandements, est un menteur » (1 Jn 2, 4).
« Si quelqu'un dit : j'aime Dieu et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. [ ] Celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère » (1 Jn 4, 20-21).
Mettre l'amour de Dieu et du prochain au cœur de la Loi oblige à la conversion : l'autre quel qu'il soit est aimé de Dieu et devient un frère à aimer.
Prière :

Seigneur, l'amour vrai ne supporte pas la tricherie. L'amour est sans frontières. T'aimer et aimer mon frère ou ma sœur est tout un. Merci de me le rappeler aujourd'hui. Il est tellement facile de se tourner vers toi en se détournant de l'autre qui me dérange. Fais que j'aime d'un amour vrai.

Aimer Dieu et son prochain, à la manière de Jésus
Nous avons un bel exemple d'amour chrétien : la vie de Jésus. Il nous a laissé son testament : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34). Jésus, rempli de l'amour de son Père, s ?est fait proche des hommes, spécialement de ceux qui étaient exclus par un système religieux, ceux et celles qui étaient condamnés à cause de leur état. Jésus manifeste l'amour de Dieu pour tout homme, en particulier ceux et celles qui souffrent, dans leur corps et dans leur cœur, les blessés de la route. Jésus dit la tendresse de Dieu à l'égard des petits, des pauvres, des humbles, ceux qui n'étaient pas considérés. Jésus va jusqu'à donner sa vie : manifestation suprême de son amour pour tous. « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. »
Aimer à la manière de Jésus est exigeant, engageant. Dans les rapports avec les autres, en communauté, en famille, au travail, aimer c'est : reconnaître l'autre tel qu'il est, avoir une parole de bienveillance pour celui qui est tombé, savoir respecter sa différence, donner du temps gratuitement pour aider ceux qui sont dans le besoin, accueillir l'autre comme une personne qui est aimée de Dieu et que nous avons à aimer, entrer dans la logique du don, avec humilité et douceur ! Chacun peut continuer à décliner les actes concrets d ?un amour vrai qui sont à sa portée et qui nous font disciples du Christ. « On vous reconnaîtra comme disciples à l'amour que avez les uns pour les autres. »
Prière :

Je te rends grâce pour Jésus tendresse du Père. Il est venu dire que tout homme est aimé, au-delà des barrières de races, de religions, de classes ! Plein de cet amour, aide-moi, Seigneur, à aller vers les autres. Avec la force de ton Esprit, je peux être, à ma place, humblement, un témoin de ton amour et faire avancer ton royaume de fraternité et de paix.

Aimer simplement au quotidien
« Quand je parlerais en langues. [] Quand j'aurais le don de prophétie. [] Quand j'aurais la foi la plus totale. [] Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés. [] S'il me manque l'amour, je ne suis rien. [] L'amour prend patience, l'amour rend service, il ne jalouse pas, il ne s'enfle pas d'orgueil. [] Il ne cherche pas son intérêt, il n'entretient pas de rancune ! » (1 Co 13, 1-8).
Relisons régulièrement ce passage de Paul, méditons-le pour recentrer notre vie, sur l'essentiel, pour vivre la charité au quotidien, dans la patience, le service, l'humilité.

Prière :

Seigneur, Tu me dis aujourd'hui que le véritable amour ne souffre pas d'actions éclatantes, il se vit dans la patience, le service, l'humilité, le respect, sans publicité. Merci pour ces nombreux témoins qui, dans l'ombre, se mettent au service des autres. C'est avec eux et grâce à eux que se construit ton Royaume de justice et de paix.

P. Étienne Lefèvre

Être dans le monde et non du monde

La condition chrétienne est une marche du croyant vers l’objet de ses espérances. Le croyant connaît ses manques. Il est en forte tension vers les biens que seul Dieu veut et peut lui donner. Sa prière c’est d’espérer avec confiance en Dieu..

L’espérance d’Abraham, le croyant
« Espérant contre toute espérance, Abraham crut et devint ainsi le père d’un grand nombre de peuples » (Rm 4, 18-21).
L’espérance met en route. Abraham a entendu une promesse de Dieu qui lui demandait de partir de chez lui, d’aller vers l’inconnu. Comme tout homme, il avait sans doute des raisons de refuser, d’avoir peur. Mais sa foi en Dieu, sa confiance, lui ont permis de répondre et d’accepter cette aventure qui fera de lui le père des croyants.
Depuis notre baptême, Dieu nous appelle à marcher avec lui. À prendre une route qui n’est pas toute tracée. Il y a toujours une part d’inconnu et des obstacles. Le doute peut s’installer, la peur nous paralyser. Quand la foi est mise à rude épreuve, nous avons à nous raccrocher à Celui qui est et reste notre compagnon de route et qui ne peut qu’être fidèle à ses promesses.

Prière :
Seigneur, le chemin de la foi est parfois bien rude. Tu m’appelles jour après jour à avancer, parfois dans la lumière, parfois dans l’obscurité. Je sais que tu es toujours présent à mes côtés. Je sais que tu ne peux m’abandonner et je te fais confiance.
L’espérance de Paul, saisi par le Christ, et tout tendu vers lui.
« Frères […] une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière et lancé vers l’avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. Nous tous qui sommes adultes dans la foi, nous devons tendre dans cette direction » (Ph 3, 13-15).
Tendu en avant pour atteindre le but ! Pour Paul, le but à atteindre et le prix à gagner ne sont pas fonction de l’observance rigoureuse des préceptes de la Loi ou des récompenses gagnées au bout de grands efforts. Le but, c’est quelqu’un qui exerce une telle attraction que l’on ne peut que s’élancer à sa rencontre. Le but, c’est Lui, le Christ. Le prix, c’est aussi Lui. Exister, c’est être en sa présence et vivre de sa vie sur laquelle la mort n’a plus aucun pouvoir.
Voilà aussi notre espérance donnée par le Christ, qui nous attire à lui, qui nous fait exister. Le dynamisme, la force d’avancer prend d’abord sa source en Christ, plutôt que dans l’observance aux lois.

Prière :
Seigneur, comme Paul, je poursuis ma course. Je sais que j’ai besoin de toi pour avancer. Merci Seigneur pour ta présence. Elle me dit et me rappelle l’essentiel de la vie. Au terme de l’existence, c’est Toi qui m’accueilleras.

Notre espérance d’enfants de Dieu
« Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3, 2).
Enfants de Dieu, nous le sommes à cause de l’amour du Père. « Voyez quel amour nous a donné le Père, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jn 3, 1). Un don qui ouvre en même temps un avenir qui nous dépasse : être semblable au Fils de Dieu ! La vie d’enfants de Dieu est illuminée de cette espérance, tendue vers Dieu lui-même. Notre vie est à la fois don reçu et projet en voie d’accomplissement.
Nous portons en nous des projets, des espérances auxquels nous nous agrippons, qui nous font oublier un projet de Dieu plus grand que nos pensées, plus à même de nous donner du souffle et de l’espérance.
Accueillons jour après jour cette vie de Dieu reçue le jour de notre baptême. Elle n’est pas un dépôt à laisser dormir tranquillement dans un coin de notre vie. Elle révèle une vocation d’enfants de Dieu que nous avons à réaliser, à nourrir, à faire grandir, non à la force des poignets, mais en nous laissant de plus en plus envahir de l’amour de Dieu. C’est lui le moteur de notre vie qui nous fait avancer dans la bonne direction, qui nous fait espérer qu’un jour nous verrons Dieu tel qu’il est.

Prière :
Merci Seigneur de me rappeler aujourd’hui que je suis ton enfant. Tu m’appelles à vivre de ta vie. Chaque jour, tu me donnes tes grâces
pour accueillir ton amour de Père. Donne-moi de ne pas m’enfermer dans mes projets, dans mes désirs. Que ton Esprit de force et de lumière m’ouvre l’esprit et le cœur pour réaliser ton projet, dans l’attente de te voir face à face.

Une espérance fondée sur la fidélité du Seigneur
« Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis » (He 10, 23).
Continuer à avancer, malgré tout… malgré les difficultés, celles qui peuvent être autour de nous, celles que nous mettons nous-mêmes : découragement, doute, questions sans réponses…
Il nous faut alors lever les yeux vers Celui qui est promesse de bonheur, de joie, de vie, en plénitude. Et Celui-là ne peut nous abandonner, nous tromper. Si nous oublions que la vie se joue dans la confiance et la fidélité, nous n’existons plus. Le croyant ne peut se fier à lui-même pour atteindre l’avenir de Dieu. Il ne peut que l’espérer, dans la confiance, du Dieu en qui il croit et qui seul le rend capable d’avancer sur le chemin.

Prière :
Combien de fois me suis-je surpris à désespérer devant toi, à cause des épreuves ou des souffrances, oubliant que tu es le Dieu de la Vie et du Bonheur ? Combien de fois aussi me suis-je surpris à vouloir tout gérer dans ma vie matérielle et spirituelle, alors que tu es mon compagnon de route ? Tu es l’Esprit vivifiant qui souffle dans ma vie. Tu es la flamme qui jamais ne s’éteint.

Une espérance vécue dans la grâce à l’abandon
Prions simplement avec le psalmiste :
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie : devant qui tremblerais-je ? » (Ps 26, 1).
Une conviction de foi du croyant qui ne peut avoir peur avec Celui qui est le Roc, sur qui il peut s’appuyer au moment des turbulences.
Une conviction de foi qui conduit à la reconnaissance de nos limites, de nos faiblesses, pour nous plonger avec confiance dans les bras de Dieu.
Espérer, c’est se décentrer de soi-même, se dépouiller de ses richesses et de ses certitudes, pour s’ouvrir à l’essentiel.

Prière :
« Tu nous sais parfois si dépourvus et vulnérables. Sois remercié, Seigneur, pour la fragilité humaine, puisqu’elle nous introduit sur le chemin où te faire confiance éveille à l’unique essentiel : ta vie au-dedans de nous. » (Frère Roger)

P. Étienne Lefèvre
L'ESPRIT SAINT MAITRE DE LA PRIERE

Prier à la suite de Jésus

Il est important de se dire ou de se redire que la
prière n’est pas d’abord une affaire de volonté,
une obligation… Par nous-mêmes, nous ne savons pas
prier. Nous-mêmes nous pouvons nous questionner sur la
façon de prier. Nous avons l’impression d’être vite dépassés.
Il faut alors aller à l’essentiel et regarder la prière de Jésus. Jésus a
prié sur la montagne, dans la nuit,

dans les plaines de Palestine dans le jardin de son agonie et sur la croix.

Sous l’action de l’Esprit Saint, il loue son Père pour tous ces petits seuls capables de se tourner avec confiance comme lui vers son Père.
« Il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et dit :

Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre,

d’avoir caché cela aux sages et aux habiles et
de l’avoir révélé aux tout petits.

Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir […] » (Lc. 10, 21)

Prier à la suite de Jésus, c’est devenir « petit » devant Dieu, c’est faire confiance, c’est avoir un coeur de pauvre capable de se remplir de la richesse de Dieu, c’est être ouvert à l’action de l’Esprit pour appeler Dieu « Abba », comme Jésus. Cela peut passer par une certaine obscurité, une impression de vide. Il nous faut moins faire par nous-mêmes, renoncer à nos bonnes intentions, pour laisser Jésus s’inviter en nous et venir prier.

Prière :
« Toi seul, Seigneur tu sais prier… Toi, Seigneur, tu es le
Maître de la prière. Et tu as donné à chacun de nous, comme
maître personnel, l’Esprit Saint. C’est seulement dans la
confiance en toi, Seigneur, Maître de prière, adorateur du
Père en esprit et en vérité, c’est seulement dans la confiance
en l’Esprit qui vit en nous, que nous pouvons chercher à dire
quelque chose… » (extrait d’une prière du cardinal Carlo
Martini tirée de Mon jardin secret, p. 17)
La prière : fruit de l’Esprit qui prie en moi
« […] L’Esprit vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut […] » (Rm 8, 26). Le danger est de se substituer en toute bonne conscience à l’action de l’Esprit Saint. On vise une technique qui, bien appliquée, assurerait à coup sûr le résultat. Or la prière est ailleurs. Non seulement elle n’est pas au bout de nos efforts, mais elle est même au-delà des états d’âme ou des sentiments que la Parole de Dieu peut éveiller en nous.
Saint Paul le rappelle. Nous ne savons pas prier comme il faut. Mais l’Esprit Saint nous vient en aide. La vraie et bonne méthode de la prière est celle qui met en contact
avec cette action intérieure, avec cet « hôte » intérieur qui habite en nous. « Voilà que tu étais au-dedans de moi, mais moi je me trouvais à l’extérieur et c’est là que je te cherchais…
Tu étais avec moi, mais moi je n’étais pas avec toi » (saint Augustin dans ses Confessions).
Prière :
Seigneur, tu nous dis : quand vous priez, ne rabâchez pas
comme les païens. J’ai souvent l’impression que ma prière n’est
qu’un flot de paroles. Je me parle trop à moi-même. Tu m’invites
à ta prière. Ouvre mes mains,
ouvre mon coeur, afin que la prière
jaillisse comme un don du Seigneur,
afin que l’Esprit me fasse découvrir ta
présence qui prie en moi.
L’Esprit fait de nous des fils adoptifs.
L’apôtre Paul qui n’a pas connu le Jésus terrestre reprend le terme araméen
employé par Jésus « Abba » pour parler de Dieu-Père.
Invocation reprise par les premiers chrétiens.
Pour Paul, c’est le Saint Esprit qui nous fait lancer cette invocation
ou même qui la crie en nous. « Dieu a envoyé dans nos coeurs

l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » (Ga 4, 6).

L’attitude fondamentale de celui qui prie c’est l’attitude filiale.

Nous nous situons devant Dieu comme des enfants
devant leur papa. L’envoi de l’Esprit
donne de prendre conscience de cette
nouvelle identité du croyant et d’accueillir
l’amour de Dieu dans toute sa vie. « […]
L’Amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné […] » (Rm 5, 5).

« Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende
esclaves et vous ramèneà la peur, mais un Esprit
qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel
nous crions : Abba, Père.
Cet Esprit lui-même attesteà notre esprit ue nous sommes enfants de Dieu […] »
(Rm 8, 15-16).
Dans notre vie chrétienne, nous avons à prendre conscience que nous sommes enfants de Dieu. Dieu est Père. Que de conversions à faire pour le réaliser ! La dureté
de la vie, les épreuves laminent notre foi. Nous oublions facilement ce visage de Père, à cause de la peur, du manque de confiance et d’abandon. Reconnaître en toute
humilité et vérité ses faiblesses sous le regard miséricordieux de Dieu permet de faire grandir la confiance filiale, sous l’action de l’Esprit Saint.

Prière :
Seigneur, je suis ton enfant
et tu es mon Père.

Que de fois, je l’oublie.
Que de fois je me comporte comme le fils rebelle,
ingrat, au coeur dur, qui ne sait plus reconnaître
et accueillir la tendresse de son Père. Ouvre mon
coeur à l’action de ton
Esprit. Avec Lui, dans

l’humilité et l’abandon,
je peux me tourner

vers toi et te redire avec confiance la prière
des enfants de Dieu.

L’Esprit nous donne d’entrer dans le mystère de Dieu
Paul partage son expérience de foi et invite les
chrétiens à s’enraciner dans l’amour de Dieu.
« Je fléchis les genoux en présence du Père […]
Qu’il daigne […] vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur […] que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour […]
Ainsi vous connaîtrez l’amour du Christ qui
surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Ep 3, 14-19).
L’Esprit rend possible la vraie foi, l’authentique adoration du Père « en esprit et en vérité » (Jn 4, 23).
C’est l’Esprit qui conduit le disciple vers la vérité tout entière, qui fait découvrir la véritable identité de Jésus et celle de son Père. C’est l’Esprit qui introduit les amis de Jésus
dans l’intimité de la vie trinitaire.
Puissions-nous, comme les disciples de Jésus, comme Paul, nous mettre sous la puissance de cet Esprit. Dans une attitude priante, « en fléchissant les genoux », à la manière du
publicain, comme un pauvre, qui a conscience de n’avoir rien à apporter, mais tout à recevoir. Nous pourrons ainsi progressivement découvrir l’amour de Dieu et en vivre au
quotidien.

Prière :
Seigneur, parfois, je ne
sais plus du tout comment

te prier. Esprit Saint, viens-moi en aide !
Prie en moi. Fais-moi connaître les profondeurs
de mon être et emplis-moi
de ton amour et de ta lumière.

Ainsi, je serai ainsi davantage au service de
mes frères et soeurs, pour
accueillir, réconforter,

donner, partager, en un mot aimer.

Étienne Lefèvre

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Actualités :

La Fraternité Saint-Joseph  vient de publier un livre de spiritualité et de prières à Saint Joseph  (200 pages petit format à 8 €).   Vous y trouverez la place qu'a eue Saint Joseph dans la vie de l'Eglise officielle ou  populaire, des prières anciennes et des prières pour le monde et l'Eglise d'aujourd'hui.                Vous pouvez le commander par courrier à Fraternité Saint Joseph     4 Montée de la Butte 26400 ALLEX.

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Responsable de la Communauté
Père Etienne Lefèvre  : allexcssp@aol.com
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