Maison et sanctuaire saint Joseph Allex
Maison et sanctuaire saint Joseph Allex

SPIRITUALITE DE SAINT JOSEPH

Un Avent avec saint Joseph (P.Jean Savoie)

L’année liturgique est la célébration de tout le mystère du Christ. Elle commence par l’Avent.
L’Avent commence par cette invitation de Jésus dans l’évangile du 1er dimanche : « Veillez , ne vous endormez pas ».
De fait on peut céder au sommeil de la foi en vivant dans le manque de conviction, dans l’indifférence.
On peut céder au sommeil de la prière, en ne priant que de temps en temps, quand on y pense, …
On peut céder au sommeil de la charité, en se fermant sur ses propres problèmes, sans penser à d’autres.

Nous vous proposons de vivre cette nouvelle année liturgique sous le regard de saint Joseph et même en sa compagnie.
Saint Joseph est bien placé pour nous permettre de suivre les diverses étapes qui ont marqué la vie de Jésus :
Joseph dans l’attente du Messie,
Joseph dans l’accueil de Marie et de Jésus,
Joseph éducateur de Jésus,
Joseph préparant Jésus au mystère de sa mission,
voilà un itinéraire riche de bonnes surprises.

Avec Joseph notre Avent est une attente, une recherche de Dieu

Commençons au cours de l’Avent par regarder Joseph dans son attente de la venue du Messie.

Comme il est dit de Siméon dans l’Évangile : Joseph était un homme juste qui attendait la consolation d’Israël.

Voilà ce qui constituait son existence profonde devant Dieu : savoir que Dieu aime son Peuple, qu’il l’accompagne, qu’il poursuit sa promesse

et qu’il enverra sûrement la consolation qu’il a promise. Joseph est un homme de la promesse de Dieu.

L’attente de Joseph est active. Nous le voyons soucieux de comprendre ce qui arrive.

Il cherche à décrypter les signes qu’il aperçoit. Il ne doute pas que ces signes viennent de Dieu :

il veut savoir quelle conclusion il doit en tirer : qu’est-ce que Dieu veut lui dire par là ? Que faire pour correspondre à la demande de Dieu ?

L'Évangile selon saint Matthieu nous donne une généalogie de Jésus 
où il est écrit « Joseph, époux de Marie, de laquelle est né Jésus, le Christ ».

Joseph, homme de droiture, fidèle à Dieu, obéissant à sa pa­role, ose accueillir ce double don de la grâce, la Vierge Marie et en elle l'enfant venu de l'Esprit, l'Emmanuel annoncé par les prophètes. Dans sa recherche de la volonté de Dieu, Joseph hésite à épouser la Vierge Marie pour ne pas s'approprier l'enfant qui vit en elle et qui vient de Dieu.

Comment serait-il son fils, celui qui est conçu de l'Esprit Saint? Le Fils de Dieu ne peut pas venir des hommes. C’est Dieu qui crée et fait germer toute semence aussi bien que la vérité et la justice : elles descendent du haut du ciel.

Nous avons toujours à reconnaître le don de Dieu.

« Joseph ne veut pas mettre la main sur ce qui appartient à Dieu et à Dieu seul, sur ce temple sacré qu'est la Vierge Marie, sur cette demeure de la gloire de Dieu encore cachée dans le secret. C'est pourquoi l'ange lui répond : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. Certes, l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint. Mais elle mettra au monde "pour toi" (disent certains manuscrits) un fils auquel tu donneras le nom de Jésus.
Ta mission à toi est d'accueillir ce don et de le faire tien. Par la bouche de Joseph, c'est nous aussi qui donnons son nom à Jésus, le Seigneur sauve, Emmanuel, Dieu-avec-nous (Is 7,14) selon l'expression même de Jésus avant de quitter ses disciples (Mt 28,20) :
Moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps ». (Cardinal Lustiger, homélie)

Avec Joseph notre Avent est un accueil du Dieu qui vient

saint Joseph est attentif aux signes de Dieu, il n’est pas inquiet.
Il sait qu’il peut compter sur Dieu pour lui faire connaître ce qu’il faut faire au bon moment. Il faut donc que Joseph accueille Marie, qu'il accueille ce don de Dieu. De l'enfant conçu de l'Esprit, Saint Joseph doit faire son fils, le fils de David,
le fils promis par les prophètes d'Israël et donné à toute l'humanité.
Nous chantons à Noël, reprenant les paroles d'Isaïe : Un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Éternelle est sa puissance. Il est aussi pour nous, il faut que nous l'accueillions nous aussi.

Voilà le sens de l'annonciation à Joseph. « N’hésite pas à prendre chez toi Marie ton épouse… Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus » qui signifie ‘Dieu sauve’. En accueillant Marie, il accueillait le don de Dieu en elle.
En accueillant la Vierge, il accueillait la demeure de Dieu parmi les hom­mes, le Christ lui-même.
Joseph dans sa recherche des desseins de Dieu comprend cette annonce qui lui est faite : en Jésus Dieu intervient pour l’avenir de son Peuple .
En accueillant Jésus au sens de le mettre en mesure de remplir sa mission, Joseph sait qu’il accueille le dessein de Dieu,
même s’il n’en voit pas tous les éléments, comme Marie elle-même à son annonciation.

Avec Joseph notre Avent est une espérance

Accueillons aussi le don que Dieu nous fait en son Fils. Recevons-le comme Joseph, c'est-à-dire comme une espérance de la future intervention de Dieu, car il faut commencer par la vie cachée où peu de choses se manifestent de la personnalité de Jésus. Mais l’espérance de Joseph et de Marie reste totale. Qu’il nous soit fait selon ta parole, peuvent-il dire à l’ange annonciateur.

Marie et Joseph ont reçu l’annonce de l’ange séparément car chacun a sa vocation propre et doit l’accepter lui-même personnellement. Mais ils ont à la vivre ensemble. À Jésus retrouvé au Temple, Marie dit : « ton père et moi, nous te cherchions ». C’est leur commune vocation.

A partir de l’annonciation, l’attente de la venue de Jésus est une grande espérance que Marie et Joseph ne pourront partager qu’entre eux.

Dieu lui-même se charge de la faire connaître quand il voudra aux bergers et aux sages.

Mais nous, nous portons maintenant cette espérance au grand jour : nous avons le devoir de la vivre et de la partager. « Dieu a visité son peuple ».

Joseph est homme de foi en la réalisation des promesses de Dieu

Avec lui notre Avent est une attente quotidienne
Commençons par regarder Joseph dans sa vie quotidienne. Joseph est cité dix fois dans les évangiles. Comme il est dit de Siméon dans l’Évangile : « Joseph était un homme juste » qui attendait la consolation d’Israël.

Voilà ce qui constituait son existence profonde devant Dieu : savoir que Dieu aime son Peuple, qu’il l’accompagne, qu’il poursuit sa promesse et qu’il enverra sûrement la consolation qu’il a promise. Joseph est un homme de la promesse de Dieu.

1. Laissons Joseph nous parler par sa vie de travail quotidien : (Patrick Verlinden, cf ActSymp CFRDJ49)

Travailleur artisan … (archi-tecton) archi-ouvrier (qualifié) (créateur même pour PlatonC’est un métier noble et modeste, l’important pratique parmi les petits, ayants se compétences artisanales, ses relations tout le village passe chez lui, ses associés, fournisseurs de matériaux et d’outils. Cf Isaie 44, 13-17
Plusieurs dimensions dans ce métier : 
- l’apprentissage intellectuel, spirituel et manuel : connaître les bois, les saisons, les techniques les gestes
- la finesse dans les relations : comprendre le client, ses besoins, sa gêne financière, ses goûts
- le savoir faire commercial : acheter, vendre, proposer des devis, respecter les délais

Cela Joseph l’a fait et il l’a enseigné à Jésus qui dira : « le fils ne peut rien faire de lui-même, il fait ce qu’il voit faire au père. » Jn 5, 19-20.

Travailleur déplacé : en Egypte, il a travaillé environ deux ans.
Grandes villes qui ont bâti en bois, des ponts, des temples, des navires de guerre et des barques de pêcheurs,
des moyens de transports charrettes , des instruments de travail : charrues, outils.
En Egypte il y avait des écoles d’Architecture à Alexandrie.


2. Sa prière quotidienne : Le shema Israel , Dt 6, 4-9  Ecoute, Israël: le Seigneur (YHWH), notre Dieu, est seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Et ces commandements que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur.
7Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison,
quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.
8 Tu les attacheras sur ta main pour te servir de signe, et ils seront comme un frontal entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes

Les Psaumes

Psaume 1
1 Heureux l'homme qui ne marche pas dans le conseil des impies, qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs
et qui ne s'assied pas dans la compagnie des moqueurs,
2 mais qui a son plaisir dans la loi de Yahweh, et qui la médite jour et nuit.
3 II est comme un arbre planté près d'un cours d'eau, qui donne son fruit en son temps,
et dont le feuillage ne se flétrit pas: tout ce qu'il fait réussit.
4 II n'en est pas ainsi des impies: ils sont comme la paille que chasse le vent.
5 Aussi les impies ne resteront-ils pas debout au jour du jugement, ni les pécheurs dans l'assemblée des justes.
6 Car Yahweh connait la voie du juste, mais la voie des pécheurs mène à la ruine.

Psaume 33

1 Justes, réjouissez-vous en Yahweh! Aux hommes droits sied la louange.
2 Célébrez Yahweh avec la harpe, chantez-le sur le luth à dix cordes.
3 Chantez à sa gloire un cantique nouveau; unissez avec art vos instruments et vos voix.
4 Car la parole de Yahweh est droite, et toutes ses oeuvres s'accomplissent dans la fidélité.
5 il aime la justice et la droiture; la terre est remplie de la bonté de Yahweh.
6 Par la parole de Yahweh les cieux ont été faits, et toute leur armée par le souffle de sa bouche.
7 II rassemble comme en un monceau les eaux de la mer; il met dans des réservoirs les flots de l'abîme.
8 Que toute la terre craigne Yahweh! Que tous les habitants de l'univers tremblent devant lui
Car il a dit, et tout a été fait; il a ordonné, et tout a existé.
10 Yahweh renverse les desseins des nations; il réduit à néant les pensées des peuples.
11 Mais les desseins de Yahweh subsistent à jamais, et les pensées de son coeur dans toutes les générations.
12 Heureuse la nation dont Yahweh est le Dieu, heureux le peuple qu'il a choisi pour son héritage!
13 Du haut des cieux Yahweh regarde, il voit tous les enfants des hommes;
14 du lieu de sa demeure, il observe tous les habitants de la terre,
15 lui qui forme leur cceur à tous, qui est attentif à toutes leurs actions.
16 Ce n'est pas le nombre des soldats qui donne au roi la victoire, ce n'est pas une grande force qui fait triompher le guerrier.
17 Le cheval est impuissant à procurer le salut, et toute sa vigueur n'assure pas la délivrance. 1
8 L'oeil de Yahweh est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté,
19 pour délivrer leur âme de la mort, et les faire vivre au temps de la famine.
20 Notre âme attend avec confiance Yahweh; il est notre secours et notre bouclier;
21 car en lui notre coeur met sa joie, car en son saint nom nous mettons notre confiance.
22 Yahweh, que ta grâce soit sur nous, comme nous espérons en toi!

La célébration du Shabbat

- préparation le vendredi : on arrête son métier, on change les plats de semaine, les lampes, le bain
- l’accueil du sabbat avant le crépuscule, habillé pour, prière à la synagogue, le repas mémorial avec bénédiction du pain « tu es béni, toi qui nous donnes ce pain…, joie, hymnes saintes dans cette soirée 
- Le samedi commence par l’office du matin à la synagogue, prière articulée autour de la Thorah, avec traduction en araméen, quand jésus est là, qui est Parole de Dieu : la torah ou Jésus se demande Joseph !

- Le sabat est la bénédiction de Dieu sur le 7e jour : bien autre chose qu’un week-end (synonyme de fuite vacante).
C’est la participation au repos de Dieu après sa création :entrer dans le repos et joie du Père dira Jésus

3. Joseph homme de foi du 1er Testament, décentré de soi et donc ouvert à la nouvelle alliance

Joseph, le laïc fidèle de la base, qui passe de l’ancien au nouveau testament intérieurement, sans bruit. Pendant que Jean-Baptiste annonce avec fracas la venue du messie et du Nouveau Testament, Marie et Joseph sont déjà entrés aux affaires du Père.

4. Son attente de la venue du Messie. (Psaumes d’attente du Messie)
Béni soit le Seigneur, car il vient, il vient sauver son peuple !
Dieu tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube

Oraison de 1er Dim : Donne à tes fidèles d’aller avec courage sur les chemins de la justice (Joseph) à la rencontre du Seigneur, pour qu’ils soient appelés lors du jugement à entrer en possession du Royaume des cieux par JCNS.

« Joseph un père pour le nouveau millénaire »  Texte d’Ephraim Ed. Béatitudes

Chapitre II Le Joseph de l’histoire. P. 17-63
A treize ans, Joseph a atteint sa majorité religieuse, il doit être prêt à assumer toutes les obligations religieuses des adultes, auxquelles il est désormais soumis, il va pren­dre sur lui le joug de la Torah et de ses 613 mitsvoe, (commandements), et devient membre effectif de la com­munauté d'Israël, responsable de ses actes devant Dieu..
Cette cérémonie s'intitule la Bar Mitsva, expression si­gnifiant "fils de la mitsva" ou "fils du précepte" c'est-à-dire astreint à l'observance des commandements 1 (Notes 1. Ephraïm, op. cil. p.20S. 1. ibid. p.4!5).
A cette occasion, dans la synagogue de son village et au cours de l'office matinal du Shabbat suivant l'accomplis­sement de sa treizième année, le jeune Joseph fut appelé à la Torah pour y chanter solennellement une partie de la Sidra (section biblique) du jour.
Cette lecture de la Torah est d'ailleurs encadrée par les récitations des bénédictions prévues, et suivie d'un bref commentaire biblique ou tal­mudique exposé par le jeune Bar Mitsva. 
Cependant, son père Yaacov prononçait une autre bé­nédiction remerciant
"Celui qui l'a dégagé en ce jour de la responsabilité des péchés de ce garçon".

.

UN JOUR DANS LA VIE DE JOSEPH

.A compter de ce grand jour, Joseph est tenu, entre autres, à la récitation quotidienne des prières d'Israël. A la lumière des traditions juives encore vivantes dans le judaïsme actuel, nous pouvons sans peine imaginer ce que dut être la vie de prière quotidienne d'un juif pieux ayant vécu à l'époque du second temple.

Suivons donc Joseph de Nazareth, et regardons com­ment débute une de ses journées;
entrons rien qu'un instant, dans la minutie de quelques règles et mitsvot qu'il accomplira dès l'âge de treize ans et durant toute sa vie à Nazareth, au milieu de Marie et Jésus.
Attention, la description des quelques rites juifs qui va suivre peut, à des esprits "modernes" et ignorants du monde sémitique dont nous sommes issus, paraître risible et revêtir un caractère obsessionnel,

il n'empêche que ces rites sont porteurs d'une symbolique extrêmement riche de sens, que l'on ne peut développer ici. Ils recèlent aussi, au dire de ceux qui les pratiquent encore aujourd'hui, un pouvoir d'édification et de sanctification.
Enfin, il est bon de rappeler que, tout au long de son histoire, l'accomplis­sement par le peuple juif de ces rites, l'a introduit dans un comportement singulier à l'extrême, le rendant très souvent victime d'une haine antisémite irrationnelle et d'une folie meurtrière de la part des nations.

Ajoutons encore que si l'on dit que Jésus et Joseph se sont soumis de tout coeur à l'observance de la Torah, il faut réaliser qu'ils l'ont observée jusque dans ces détails­-là, et peut-être plus encore.

Dès le réveil et avant l'aube, avant même de se purifier les mains, alors qu'il est encore sur sa couche, il récite cette courte prière: "Je te rends grâce, Roi vivant et éternel, de m'avoir, dans ton amour, rendu mon âme; grande est ta fidélité. "

Joseph revêt ensuite comme premier vêtement le petit tallith (sous-vêtement à quatre coins pour le haut du corps portant des tsitsiths, franges rituelles) pour ne pas enfrein­dre la loi qui interdit de franchir quatre coudées sans porter les franges rituelles.

Comme il ne peut franchir ces quatre coudées sans se laver les mains, le voici au point d'eau de la maison pour les ablutions matinales; il prend un récipient dans la main droite, le transfère dans la main gauche et verse d'abord sur la main droite,
ensuite prenant le récipient de la main droite, il verse sur la main gauche, et cela par trois fois, et prononce finalement la bénédiction pour le lavage des mains (non sans s'être nettoyé les entrailles (vidé les intes­tins)
pour pouvoir bénir le Nom de toutes ses entrailles). Ensuite il se lave le visage, se rince la bouche et se sèche.

Avant de faire quatre coudées, ou de prononcer une bénédiction, Joseph s'est aussi couvert la tête.
Il prend alors en main le (grand) tallith de laine à rayures pourvu également de tsitsiths,
réunissant ces tsitsiths dans la main gauche il les porte sur les yeux et aux lèvres en disant :
"Sois loué, Seigneur, notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as donné le précepte des tsitsiths."

Ayant revêtu le tallith, il saisit ensuite les tephillines (qu'on traduit par phylactères et qui sont deux sortes d'écrins cubiques, fait de cuir teint en noir d'un animal "pur", kasher, et munis de lanières noircies sur un coté, qui servent à les fixer au front et au bras gauche durant la prière, ils contiennent, en manuscrit, les quatre passages de la Torah qui mentionnent ce précepte).  Ayant enroulé la tephillah au bras gauche il prononce la bénédiction sui­vante: 
"Sois loué, Seigneur, notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as donné le précepte des tephillines." Il dispose alors la tephillah au front et redit la même bénédiction.
Joseph, alors enroulant la lanière du bras autour de son médius, comme un anneau de mariage, récite les versets d'Osée: "Je te fiance à moi à jamais. Je te fiance à moi par la justice et le droit, par la grace et la miséricorde, je te fiance à moi par la fidélité, et toi, tu connaîtras le Seigneur" (Os 2, 21-22).

. Le voilà prêt pour la célébration de l'office matinal de Shaharith, qu'il pourra dire à la maison, ou à la synagogue s'il y a un Minian, c'est-à-dire au moins dix fidèles rassemblés.

Cet office tissé d'hymnes, de cantiques et de psaumes s'achemine vers la récitation du Shema Israël (Dt 6, 4 )
la profession de foi de tout juif.
Cette prière, qu'il doit pro­clamer matin et soir, Joseph la dit debout, dans un endroit rituellement pur, sans s'interrompre, 
en se couvrant les yeux de la main durant la récitation de la première phrase du Shema.

Le Shemoné Essré, les dix-huit bénédictions, appelé en­core tephillah ou Amidah,
forme la partie centrale et le point culminant de cet office de Shaharith.
Ces dix-huit bénédictions de louange, d'action de grâce et de supplication,
Joseph les récite à voix basse, debout, pieds joints, tournés vers Jérusalem.
Sa prière matinale se conclut par le Tahanoun, supplication journalière,
le psaume 6, le psaume 145, la Quedousha, le Aleinou et le psaume du jour.

La prière du matin achevée, Joseph consacre encore un temps à l'étude de la Torah,
à moins que cette étude ait été faite avant l'office de Shaharit.
Dans tous les cas il est tenu de fixer chaque jour un temps pour l'étude,
c'est-à-dire la répétition à haute voix des textes saints et de leurs com­mentaires.

Cette étude peut également se faire à la syna­gogue, en compagnie des autres sages d'Israël. Marie, Jésus et lui, après s'être encore lavé les mainsl, avoir béni un morceau de pain trempé dans du sel, mangent kasher, c'est-à-dire qu'ils observent, pour les différents repas de la journée,

les prescriptions alimentaires très strictes con­cernant l'abattage rituel et l'origine des viandes, la qualité des vins, les mélanges interdits, la séparation des laitages, la pureté de la vaisselle... etc.

La nourriture de base de la Sainte Famille était celle du peuple galiléen:
le pain d'orge, très peu de viande, des oeufs, du lait caillé, des légumes, et le Shabbat et les jours de fête, 
"poissons grillés qui fertilisent le corps de l'homme", comme disent les rabbins.l
On imagine donc Joseph observant dès son adolescence les nombreuses prescriptions de la Loi juive, aussi bien à la maison, à l'atelier de menuiserie ou à la synagogue du village.

Sur la porte de sa maison, sans doute modeste, où se passe l'enfance de Jésus,
il a placé une mezouza, sorte de tube en métal contenant un morceau de parchemin
sur lequel est écrite la profession de l'unicité de Dieu, le Shema Israël.

Qu'il entre ou qu'il sorte il ne manque pas de porter chaque fois sa main sur la mezouza, puis sur ses lèvres, en signe du respect dû au Dieu unique.

A l'atelier

Voici Joseph au travail dans son atelier de menuisier.
Eté comme hiver, la tête est toujours couverte, et lorsqu'il manie la scie et le ciseau à bois, l'équerre ou le marteau,
l'on aperçoit sûrement dans son dos les deux tsitsiths du petit tallith qui dépasse de son vêtement.

. - La multiplication des purifications des mains, netillat yadaïm était un ajout récent des pharisiens
que Jésus relativisera dans son enseignement soulignant que c'est d'abord le coeur qui a besoin d'être purifié;
les devoirs du corps ne suffisent pas et ne dispensent pas des devoirs du coeur. cf Ephraim, op. cit. p.42.
. - Ces règles alimentaires sont en partie explicitées en : Di 12, 23 et 14, 4-21 .

. Lv 11,2 et dans ln Halaklla, la tradition orale d'lsraël.

. 2- cf. Danlel.Rops, Jésus en son temps, Arthèmc Fnynrd, 1944, ch 11: La vie cachée.

En quoi consistait son travail? A cette époque, l'artisan charpentier était en réalité un ouvrier connaissant
tous les métiers du bois: il équarrissait aussi bien des poutres pour le soutien des terrasses qu'il fabriquait des jougs, des flèches d'attelage,
des aiguillons, ou encore des lits, coffres, sièges, huches et pétrins, et du mobilier de synagogue.

Les charpentiers constituaient une profession bien consi­dérée par le peuple,

il faut rappeler qu'en Judée de nombreuses corporations de charpentiers

collaboraient à la construction du temple de Jérusalem en assurant, entre autres,

l'équarrissage des fameuses poutres en cèdre du Liban.

Le salaire de ces artisans était relativement haut, et variait sans doute selon le savoir-faire

des différents maî­tres-charpentiers, et l'importance de leur atelier.

Dans l'Evangile de saint Marc, Jésus est appelé "charpentier" (Mc 6, 3), c'était habituellement la coutume de faire apprendre à un fils le métier de son père.

Le terme "charpentier", en grec tekton, en araméen naggar, signifie à la fois menuisier et maître-constructeur, architecte. Jésus, d'ailleurs, aime à utiliser dans sa prédication l'image de la construction d'une maison.

D'après l'historien israélien, Klausner (Jésus de Nazareth", p. 343), se référant à un texte du martyr Justin, ce dernier, plus d'un siècle après Jésus-Christ, aurait encore entendu parler en Galilée des charrues sorties de l'atelier de Joseph, et que Jésus aurait fabriquées.Dans la communauté juive, chacun devait savoir travailler de ses mains;
les scribes et les pharisiens exerçaient bien souvent un métier en parallèle à leur vie d'enseignement et d'étude de la Torah.
C'est ainsi que, comme Joseph, Rabbi Shammaï était charpentier, et Rabbi Hillel était fendeur de bois.

Le Talmud de Babylone rapporte cet épisode savou­reux au sujet de ces deux maîtres du judaïsme de la fin du premier siècle avant J.C.:

"Nos maîtres ont enseigné: un homme devrait toujours être humble et aimable comme Hillel et ne jamais être intransigeant et impatient comme Shammaï...
Il arriva qu'un païen se présenta devant Shammaï et lui dit :
fais de moi un prosélyte à condition que tu m'enseignes toute la Torah pendant que je me tiens sur une seule jambe.

Shammaï le chassa avec la règle (de charpentier) qu'il avait à la main.
Il se présenta devant Hillel, celui-ci fit de lui un prosélyte. (Le prosélyte est un non-juif d'origine païenne qui demande la conversion au judaïsme. Ils étaient très nombreux dans les premiers siècles. Les pharisiens cherchent et accueillent volontiers les prosélytcs sincères, cf. Mt 23,15.p. 30)

Hillel lui dit: "Ce qui t'est haïssable, ne le fais pas à ton prochain, ceci est toute la Torah et le reste n'est que commentaire.
Va et étudie. " (Shabbat 30b-31a)

Il ne suffisait pas d'exercer un métier; il fallait encore le transmettre à ses fils :
"Tout homme est tenu d'enseigner à son fils un métier. Quiconque s'en abstient enseigne à son fils à devenir un voleur.

Celui qui a un métier entre ses mains ressemble à une vigne bien entourée de barrières:
bétail et autres animaux ne peuvent y pénétrer, pas plus que les passants ne peuvent rien y prendre ou y voir.

Mais celui qui n'a pas de métier entre les mains ressemble à une vigne dont les barrières sont renversées :
bestiaux et autres animaux y entrent à leur gré, et les passants y regardent et y dérobent." (Tosefta Kid.l,ll)

Tout permet de penser que Joseph était bien un tsadik, un bon pharisien
pratiquant selon la lettre et selon l'esprit, toujours inséparables dans le judaïsme.
Nous le voyons prier trois fois par jour, se rendre en semaine à la synagogue au moins le lundi et le jeudi, 
pour la lecture de la Torah, célébrer le Shabbat, la néoménie et toutes les fêtes juives, monter à Jérusalem pour les cérémonies de la présentation au temple et du rachat des premiers-nés, ainsi qu'à l'occa­sion des trois grandes fêtes de pèlerinage.

Il n'y aurait pas de Jésus juif pratiquant sans un Joseph juif pratiquant, c'est un aspect du mystère de l'Incarna­tion, du mystère du "Verbe fait juif".

Toute sa judéité en acte, la structuration de son coeur et de son corps selon la IlalakllQ juive2, l'homme Jésus le doit à son père adoptif Joseph. Par le rite, la règle, l'acte précis prescrit et reçu de son père Yaacov, et fidèlement inculqué à Jésus, Joseph In",('rll dans la chair de Jésus la Parole transcendante du Dieu d'Israël, et le réveil de sa Présence.

Le travail de Joseph, soutenu par la grâce, c'est "d'engendrer" l'humanité de Jésus à la Torah, à ses commentaires, à un comportement singulier qui fait de tout fils d'Israël un serviteur et un prince consacré à Dieu.

Et ce travail de la "mise au monde" à la tradition effectué par Joseph, va rencontrer en Jésus le déploiement de sa nature divine.

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UN SHABBAT DANS L'INTIMITE DE LA SAINTE FAMILLE

Sanctification du Shabbat à Nazareth ou la paternité shabbatique de Joseph
Dieu a choisi une terre, un peuple dont il a façonné la culture. Joseph a été choisi du milieu de ce peuple pour éduquer le Sauveur.
Cette terre est un principe de réalité, un lieu qui parle et façonne ses habitants. Joseph est un fils de Sem, il est un homme de la mémoire comme tous les personnages de la Bible. Dans les récits très animés du Nouveau Testament, tous les protagonistes citent, parfois librement, les Écritures, et personne ne parle de lui-même mais se fonde 
sur l'autorité de Moïse, des patriarches et des rabbins. L'homme de la Bible ne se contente pas d'ailleurs de garder la mémoire, il "fait" mémoire, il "est" mémoire.

Joseph et Jésus célèbrent le shabbat dans la synagogue de Nazareth et à la maison au cours des 3 repas festifs du 7e jour en l’honneur des 3 patriarches. Souviens-toi du jour du shabbat pour le sanctifier (Ex 20,8)

L'AVENT avec Isaïe

Joseph est un homme accompagné, uni à Dieu dans la prière
Avec lui notre Avent est une recherche guidée de Dieu

A. Joseph accompagné

. Joseph dans sa foi juive :
. Accompagné de l’intérieur, dans sa foi, de l’attention de Dieu qui le compte dans son dessein bienveillant.
C’est la source de sa prière et de ses choix de vie :

. Psaume 62 du dim 1 : Dieu tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi

. Joseph dans sa vocation personnelle et ses responsabilités
. Il a l’habitude de cette présence : il reconnaît Dieu dans ses songes et dans les évènements.
L’intervention de Dieu d’Israël à travers les songes est fréquente dans la bible.
On dit que c’est l’accompagnement le plus primitif de Dieu.

. Thème de L’annonce faite à Joseph.
Lire le texte de Mt 1, 18-21 : Marie était fiancée à Joseph, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte : Joseph voulait la renvoyer.
L’ange lui apparut et lui dit : « Ne crains pas de prendre Marie ton épouse…Son enfant vient de l’Esprit Saint.
Tu lui donneras le nom de Jésus, le Seigneur sauve, car il sauvera son peuple de ses péchés »

. La foi de Joseph est active. Nous le voyons soucieux de comprendre ce qui arrive.
Il cherche à décrypter les signes qu’il aperçoit. Il ne doute pas que ces signes viennent de Dieu :
il veut savoir quelle conclusion il doit en tirer : qu’est-ce que Dieu veut lui dire par là ?
Que faire pour correspondre à la demande de Dieu ?

. L’iconographie du songe de Joseph est une recherche de vocation :
Que veut Dieu de moi ? L’imprévu peut toujours venir dans nos vies, rarement en songes, mais en suggestion subite ou récurrente, en conviction profonde, tout cela est à accueillir avec discernement.

. Le sens de la réaction de Joseph à l’annonce de l’ange

Si Joseph vit en accompagné de Dieu c’est qu’il vit dans la prière, en écoute de Dieu

L'Évangile selon saint Matthieu nous donne une généalogie de Jésus où il est écrit
« Joseph, époux de Marie, de laquelle est né Jésus, le Christ ».
Joseph, homme de droiture, fidèle à Dieu, obéissant à sa parole, ose accueillir ce double don de la grâce, la Vierge Marie et en elle l'enfant venu de l'Esprit, l'Emmanuel annoncé par les prophètes.

Dans sa recherche de la volonté de Dieu, Joseph hésite à épouser la Vierge Marie
pour ne pas s'approprier l'enfant qui vit en elle et qui vient de Dieu.
Comment serait-il son fils, celui qui est conçu de l'Esprit Saint? Le Fils de Dieu ne peut pas venir des hommes.
C’est Dieu qui crée et fait germer toute semence aussi bien que la vérité et la justice : elles descendent du haut du ciel.
Nous avons toujours à reconnaître le don de Dieu.

« Joseph ne veut pas mettre la main sur ce qui appartient à Dieu et à Dieu seul,
sur ce temple sacré qu'est la Vierge Marie, sur cette demeure de la gloire de Dieu encore cachée dans le secret.
C'est pourquoi l'ange lui répond : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse.
Certes, l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint.
Mais elle mettra au monde "pour toi" (disent certains manuscrits) un fils auquel tu donneras le nom de Jésus.
Ta mission à toi est d'accueillir ce don et de le faire tien.
Par la bouche de Joseph, c'est nous aussi qui donnons son nom à Jésus,
le Seigneur sauve,car il sauvera son peuple de ses péchés (Mt 1,21) Emmanuel, Dieu-avec-nous (Is 7,14)
selon l'expression même de Jésus avant de quitter ses disciples (Mt 28,20) :
Moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps ». (Cardinal Lustiger, homélie)

- Joseph dans ses relations aux autres, à l’écoute des autres.
.Accompagné par les autres, et spécialement par Marie (puis par Jésus adulte et à sa mort) 
.Il y a là une discrétion à avoir, mais c’est une réalité : Marie et Joseph ont fait leur vie ensemble ; par exemple, dans le livre du P. Darricaud « L’Évangile selon Marie » : Joseph et Marie (première page du livre)

Il y a eu la rencontre et il y a ensuite toute la vie entre Joseph et Marie. Une vie dans le mystère dont ils ne peuvent pas parler à l’extérieur. En ont-ils beaucoup parlé entre eux ?

. B. Notre regard sur saint Joseph doit développer ces dimensions de notre foi :
.- Le chrétien est un homme accompagné disait Maurice Clavel dans « Dieu est Dieu … »
C’est le sens de la foi : une présence à Dieu qui est première : Dieu est là avant nous
et notre vie consiste à l’accueillir tel qu’il se révèle, non à l’inventer comme nous le voudrions, ni à le mettre à la mode du jour, mais à lire sa présence dans le contexte du jour.

.- Nous vivons notre vie comme une vocation, un appel de Dieu à devenir quelque chose ou plutôt quelqu’un, tel qu’il le souhaite.
Nous savons que nous ne serons pleinement nous-mêmes que dans cette ligne de vie que Dieu veut pour nous dans son amour infini.

. Les autres dans notre vie font partie de cet accompagnement chacun à titre particulier
. Soit de façon étroite pour ceux qui se sont choisis
. Soit de façon spirituelle pour ceux qui ont choisi cette relation d’accomp. spirituel
. Soit de façon naturelle pour ceux qui nous sont donnés sans avoir choisi (enfants voisin)

. Il est des moments particuliers où nous avons besoin d’accompagnement de Dieu ou des autres : choix à faire de métier de relations ; maladies ; accidents ; séparations ou décès

. La spiritualité de saint Joseph,
c’est la spiritualité de l’accompagnement tout autant que celle de la famille.
C’est le discernement spirituel : Dieu ne parle pas comme le journal télévisé où tout est clair, démontré, « confirmé », accompagné de photos et de témoignages.
Il faut parfois longtemps pour discerner l’action de Dieu :
Dieu parle au cœur, par les autres, par les évènements qui sont nos maîtres disait Pascal,
mais relus en Dieu à la lumière de la foi et de la façon dont Dieu conduit habituellement les personnes.

L'AVENT avec Jean-Baptiste

Joseph est un homme bousculé et ajusté, éduqué et éducateur
Avec lui notre Avent est un accueil du Dieu qui vient et qui bouscule pour faire grandir
Nous avons entendu Jean-Baptiste préparant la venue de Jésus dans l’évangile de dimanche !
Quelle force d’interpellation ! quel prophète ! quel ardeur, quel témoignage !
Évoquons la figure de Joseph qui doit préparer la venue de Jésus lui aussi ! Quelle différence !
Les deux ont en commun qu’en se mettant à une si grande nouveauté de situation
ils se sont fait interpeller par Dieu, bousculer par les événements, persécuter par les grands.

Que la figure de Joseph, nous éclaire pour accueillir Dieu dans notre vie
A. Joseph bousculé au plus profond de sa foi, de son amour,
de sa mission, de son fils lui-même
.- Par les événements, avant noël, pendant noël, après noël !
.- Par Dieu lui-même : ne crains pas, même si tu es surpris ! Prends ; vas ; donnes…
- Par les autres, dont Marie elle-même.
- Par Jésus lui-même à 12 ans

B. Bousculé mais confiant : Psaume 15 (16) (Complies jeudi)
1 Garde-moi ô Dieu, car près de toi je me réfugie,

2 Je dis à Yahweh: " Tu es mon Seigneur, toi seul es mon bien. "
3 Les saints qui sont dans le pays, ces illustres, sont l'objet de toute mon affection.
4 On multiplie les idoles, on court après 1es dieux étrangers; je ne répandrai point leurs libations de sang, je ne mettrai pas leurs noms sur mes lèvres.
5 Yahweh est la part de mon héritage et de ma coupe, c'est toi qui m'assures mon lot.
6 Le cordeau a mesuré pour moi une portion délicieuse; oui, un splendide héritage m'est échu.
7 Je bénis Yahweh qui m'a conseillé; la nuit même, mes reins m'avertissent.
8 Je mets Yahweh constamment sous mes yeux, car il est à ma droite: je ne chancellerai point.
9 Aussi mon coeur est dans la joie, mon âme dans l'allégresse, mon corps lui-même repose en sécurité.
10 Car tu ne livreras pas mon âme au schéol, tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie la corruption.
11 Tu me feras connaitre le sentier de 1a vie; il y a plénitude de joie devant ta face, des délices éternelles dans ta droite.

Saint Joseph est attentif aux signes de Dieu, il n’est pas inquiet.
Il sait qu’il peut compter sur Dieu pour lui faire connaître ce qu’il faut faire au bon moment. Il faut donc que Joseph accueille Marie, qu'il accueille ce don de Dieu.
De l'enfant conçu de l'Esprit, Saint Joseph doit faire son fils, le fils de David,
le fils promis par les prophètes d'Israël et donné à toute l'humanité.
Nous chantons à Noël, reprenant les paroles d'Isaïe : Un enfant nous est né, un fils nous a été donné.  Éternelle est sa puissance.
Il est aussi pour nous, il faut que nous l'accueillions nous aussi.

Voilà le sens de l'annonciation à Joseph. « N’hésite pas à prendre chez toi Marie ton épouse…
Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus » qui signifie ‘Dieu sauve’.
En accueillant Marie, il accueillait le don de Dieu en elle.
En accueillant la Vierge, il accueillait la demeure de Dieu parmi les hom­mes, le Christ lui-même.
Joseph dans sa recherche des desseins de Dieu comprend cette annonce qui lui est faite :
en Jésus Dieu intervient pour l’avenir de son Peuple .
En accueillant Jésus au sens de le mettre en mesure de remplir sa mission,
Joseph sait qu’il accueille le dessein de Dieu, même s’il n’en voit pas tous les éléments,
comme Marie elle-même à son annonciation.

 Conclusion

. Les sept béatitudes de Joseph (Ephraim p. 175 : les Béatitudes, le cœur de l’Évangile)
. - Joseph le pauvre
. - Le doux Joseph
. - Bonheur des affligés
. - Joseph le juste, le saint, sa soif de justice
. - Joseph le miséricordieux
. - Joseph le chaste pour voir Dieu
. - Joseph artisan de paix et fils de Dieu
. - Joseph dans la joie des persécutés pour la justice, Dieu au secours du persécuté

 L'AVENT avec Jean Baptiste et avec Marie

Joseph est un homme engagé dans le service demandé (foi, vocation, fidélité témoignage) Avec lui notre Avent est une espérance à préparer

.Dimanche dernier : le mystère de Dieu révélé en Jésus-Christ : annonciation
.Par St Paul et par St Luc à l’annonce faite à Marie et Joseph :

. Tu auras un fils, il sera grand, fils du Dieu Très haut, il règnera pour toujours sur Jacob

Joseph et Marie chantent alors le Magnificat :

. accueil du dessein de Dieu comme salut de tous en Jésus-christ

. Maintenant naissance de Jean-Baptiste : il s’appellera Jean : Dieu fait grâce !

Le benedictus de Joseph et pour nous le O Jesu vivens in Maria

A. Joseph au service de sa mission

.- Joseph s’est interrogé sur sa vie et sur sa mission ;

.- Sa mission est simple mais elle est globale, c’est un programme : être père de famille ;
elle comporte tout ce qui est du devoir d’un père de famille : protéger, nourrir, garder, éduquer

.- appelé et envoyé comme tous ceux qui savent leur vie entre les mains de Dieu

.- pour participer à la mission auprès des hommes, donner une place dans la société.

. - Joseph sait qu’il a reçu mission de rester avec Marie pour être père de l’Enfant

. Ne crains pas Joseph de prendre Marie, L’enfant sera saint, il aura le trône de David son père,

tu lui donneras le nom de Jésus

. Sa mission est claire, délicate et infinie dans ses résultats ;

. Notons qu’il ne répond pas aux paroles de l’ange de Dieu. On ne répond pas à Dieu.

. Il sait seulement ce qu’il a à faire. Et il fait…

. « Joseph prit l’enfant et sa mère et partit en Egypte ».

. Cet exil forcé de deux ans où il a du travailler en immigré,

. il doit reprendre la vie quotidienne sans rien savoir de l’accomplissement de cette vocation.

. Il entendra Jésus à 12 ans lui dire qu’il doit s’occuper aussi des affaires de son Père, 
mais il ne voit rien venir pendant 30 ans ;
il continue à préparer Jésus à la vie que Dieu voudra.

. B. Joseph vit sa mission dans l’espérance :

croire à ce que Dieu a dit et qu’on ne voit pas

.

Il ne voit pas progresser le résultat. il sera grand sur le trône de David.

.Il peut dire lui-aussi le nunc dimittis de Siméon :

. Que de fois Joseph a pu reprendre les paroles de Siméon :

Tu peux maintenant laisser ton serviteur s’en aller en paix, se lon ta parole

Mes yeux ont vu ton salut à la face des peuples.

Joie en Israel et lumière pour toutes les nations. 

. Il meurt sans avoir vu la réalisation des promesses de l’ange. Il espère.

. Nous accueillons aussi liturgiquement (c’est dire en réalité du signe efficace liturgique)
le don que Dieu nous fait en son Fils.
Recevons-le comme Joseph, c'est-à-dire comme une espérance de la future intervention de Dieu.

Il faut commencer par la vie cachée où peu de choses se manifestent de la personnalité de Jésus.
Mais l’espérance de Joseph et de Marie reste totale.
Qu’il nous soit fait selon ta parole, peuvent-il dire à l’ange annonciateur.
Marie et Joseph ont reçu l’annonce de l’ange séparément car chacun a sa vocation propre
et doit l’accepter lui-même personnellement.
Mais ils ont à la vivre ensemble. À Jésus retrouvé au Temple, Marie dit : « ton père et moi, nous te cherchions ».
C’est leur commune vocation.

A partir de l’annonciation, l’attente de la venue de Jésus est une grande espérance
que Marie et Joseph ne pourront partager qu’entre eux.
Dieu lui-même se charge de la faire connaître quand il voudra aux bergers et aux sages.
Mais nous, nous portons maintenant cette espérance au grand jour : nous avons le devoir de la vivre et de la partager.
« Dieu a visité son peuple ».

.

C. Le benedictus de St Joseph

. Remarquons que les événements de Noël ne peuvent se comprendre et se célébrer qu’en famille, dans la sainte famille.

Le père la mère et l’enfant. Joseph est père de famille :
il peut comprendre la situation diversifiée de tant de familles aujourd’hui.
. Aussi son action de grâce est celle de la famille et de tout le peuple croyant. Dieu a visité son peuple !
Relisons ce benedictus en le mettant sut les lèvres de Saint Joseph :
béni soit Dieu qui a visité son peuple pour que par cet enfant le salut soit apporté à ceux qui étaient à l’ombre de la mort.

Joseph a pu bénir le Seigneur de la présence et de la mission future de Jésus

Et la bénédiction de Joseph s’étend désormais à toute l’histoire de l’Église :
jusque là où nous sommes pour ce Noël 2008 et pour les vœux 2009.
La contemplation du mystère de Joseph est aussi un regard sur notre vie et un engagement dans notre mission en Église :

Joseph de Nazareth,
Saint Joseph d’Allex
Mission spiritaine

à Allex
Avec Marie,

accueille Jésus

porteur du dessein

de salut de Dieu.

Il l’éduque

et le prépare

à sa mission messianique

pour le salut

de toutes les nations.
Avec Marie en Église,

accueille le dessein

bienveillant du Père,

en suivant Jésus

dans son offrande au Père,

pour que l’Esprit Saint

conduise chacun

dans la sainteté de sa vocation

et chaque communauté

dans sa mission particulière

en vue de l’accomplissement

de l’œuvre du salut.

Conclusion

Comme Joseph, nous avons à trouver notre place dans la vie et dans l’Église.

.- Nous avons à croire au dessein de Dieu en cours

.- Nous savons que Dieu nous accompagne dans les événements et avec les autres

.- Nous éprouvons les surprises de la vie, pas toujours comme nous pensions

- Nous nous engageons dans la vocation reçue et vécue dans la foi, discrète, obscure

- Nous avons la joie de savoir que tout cela est la réalisation de la bonté de Dieu en cours
et que notre petite part s’intègre dans un ensemble qu’on appelle le salut de Dieu,


et la lumière de Noël en fait partie

Actualité

La Fraternité Saint-Joseph  vient de publier un livre de spiritualité et de prières à Saint Joseph  (200 pages petit format à 8 €).   Vous y trouverez la place qu'a eue Saint Joseph dans la vie de l'Eglise officielle ou  populaire, des prières anciennes et des prières pour le monde et l'Eglise d'aujourd'hui.                Vous pouvez le commander par courrier à Fraternité Saint Joseph     4 Montée de la Butte 26400 ALLEX.

CONTACTS :

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Responsable de la Communauté
Père Etienne Lefèvre  : allexcssp@aol.com
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Accueil Saint-Joseph d'Allex

Responsable :  M. Arnaud Verda 
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Joseph
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Directeur : P. Francis WEISS 
Abonnements : 15 €

pour 6 numéros par an

Ordre  : Œuvre Saint-Joseph d'Allex
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