Maison et sanctuaire saint Joseph
Maison et sanctuaire saint Joseph

NAZARETH, ÉCOLE DE L'EVANGILE

Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus ; l’école de l’Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer, à pénétrer la signification si profonde et si mystérieuse de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter.
Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre pleinement qui est le Christ. Ici on éprouve le besoin d’observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, en un mot tout ce dont s’est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici tout parle, tout a un sens.

La double signification de la vie cachée à Nazareth
Tout revêt une double signification : une signification purement extérieure d’abord, celle que les sens et les facultés de perception immédiate peuvent tirer de la scène évangélique, celle des gens qui regardent l’extérieur, qui se contentent d’étudier et de critiquer le vêtement philologique et historique des Livres saints, ce que le langage biblique appelle « la lettre ». Cette étude, certes, est importante et nécessaire, mais qui s’y arrête demeure dans l’obscurité, elle peut même susciter l’orgueilleuse illusion du savoir chez ceux qui observent les aspects extérieurs de l’Évangile sans avoir le regard limpide, le cœur humble, l’intention droite et l’âme en prière.
L’Évangile ne livre, en effet, sa signification intérieure, c’est-à-dire la révélation de la vérité, de la réalité qu’à la fois il manifeste et soustrait aux regards, qu’à celui qui se met en accord avec la lumière, accord venant de la rectitude de l’esprit, c’est-à-dire de la pensée et du cœur – condition subjective et humaine que chacun devrait se procurer lui-même – mais accord venant en même temps de l’impondérable, libre et gratuite illumination de la grâce. Celle-ci, en raison du mystère de la miséricorde qui régit le destin de l’humanité, ne fait jamais défaut ; du moins en certaines heures et sous certaines formes, elle ne fait jamais défaut aux hommes de bonne volonté. C’est ce que l’on nomme « l’esprit ».
Ici, à cette école, on comprend la nécessité d’avoir une discipline spirituelle, si l’on veut suivre l’enseignement de l’Évangile et devenir disciples du Christ. Oh ! comme Nous voudrions redevenir enfant et Nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth ! Comme Nous voudrions, près de Marie, Nous initier à la vraie science de la vie et de la sagesse supérieure des vérités divines ! Mais Nous ne faisons que passer. Il nous faut donc renoncer à ce désir de poursuivre ici l’éducation jamais achevée à l’intelligence de l’Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.
Leçon de silence, d’abord
Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable pause de l’esprit; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et la parole des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu voit seul dans le secret.
Leçon de vie familiale
Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ! Apprenons de Nazareth que la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable, et que, sur le plan social, elle est primordiale et incomparable.
Leçon de travail, enfin
Ô Nazareth, maison du « Fils du charpentier », c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain; ici rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici rappeler que le travail ne peut être une fin en soi, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui la finalisent. Comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes : le Christ notre Seigneur !
(Discours du pape - le 5 janvier 1964 à la Basilique de l'Annonciation à Nazareth)

La spiritualité de Nazareth (père Volle)
Joseph et Marie ont été éduqués dans l’esprit nationaliste et religieux de leur peuple, peuple choisi pour porter le Nom de YHWH parmi les nations. Deus autem noster..
C’est le Dieu d’Abraham qui se montre à lui à Mambré et l’assure d’une postérité plus nombreuse que les étoiles du ciel. « Désormais tous les peuples le feront entrer dans leurs bénédictions ».
C’est le Dieu d’Isaac qui lui donne une épouse et l’accompagne en toutes ses voies, le Dieu de Jacob qui siège au sommet de l’échelle mystérieuse, signe d’Alliance, bénit ses troupeaux et sa famille. Deus autem noster..

C’est le Dieu de Moïse, celui du Buisson ardent devant qui l’homme de Dieu quitte ses chaussures pour adorer, le Dieu de la délivrance, le Dieu du Sinaï et de l’Alliance, le Dieu des conquêtes.
C’est le Dieu de David et de l’Arche, de Salomon et du Temple…
Et voilà que ce Dieu-là est dans la maison de Nazareth. Joseph et Marie savent que toute la Providence de YHWH est concentrée sur leur pauvre demeure, qu’il y aurait mille fois plus de raison de se prosterner sur son seuil qu’il n’y en avait de le faire devant les Anges de Mambré, la pierre de libation de Jacob, le Buisson… Ils savent qu’il y a chez eux plus grand que le Temple, que leur maison est le Saint des Saints, bien plus l’Arche elle-même, ou plutôt plus que l’Arche, ce que l’Arche signifiait. Pourtant, pas de nuée, pas de service liturgique, aucune des grandiosités du culte de Jérusalem. Cependant on sait que là-bas, il n’y a que l’ombre, que la réalité est ici. Deus autem noster : Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sois béni ; prends pitié de nous ; qui sommes-nous pour que tu aies choisi ainsi tes serviteurs ?
Une immense joie envahit en permanence, Joseph et Marie, considérant la faveur dont ils sont l’objet ou plutôt la faveur dont est l’objet le peuple auquel ils appartiennent, avec une application personnelle très poussée : les promesses se réalisent maintenant et par leur intermédiaire. Ils ont chez eux le trésor dont tous seront enrichis, la Voie, la Vérité et la Vie du monde.
Adoration et gratitude envahissent tout leur champ de conscience. Et cela au milieu des occupations ordinaires communes à tous. Personne au-dehors ne se doutant de rien. L’anonymat est la chape de silence la plus épaisse qui soit. C’est la durée du Nouveau Testament en cette première phase.
Avec Jésus chez eux, une note particulière doit s’introduire dans la piété de Joseph et de Marie par rapport à celle de leur première formation : celle de la tendresse. Une familiarité inattendue s’est manifestée pour eux dans l’Incarnation et maintenant, ils peuvent voir de leurs yeux la Sagesse qui joue parmi les hommes et fait ses délices d’être avec eux.
L’enfance de Jésus a dû être pour ses parents, avec l’émerveillement des Voies de Dieu, une adaptation à l’esprit non légaliste de la Nouvelle Alliance. En cela, sans doute devaient-ils trancher « au-dedans » par rapport à la forme de piété environnante ; tout en observant « au-dehors » les pratiques communes, pour maintenir le secret et par solidarité avec le reste du peuple.
Et « plein de monde tout autour » pour s’unir à eux dans l’amoureuse louange, à savoir tous les chœurs des Anges. Les hommes de bonne volonté aussi, connus « par avance », vous et moi, par exemple !

Le grand silence de Nazareth
Les « Trois » de Nazareth sont dépositaires d'un grand secret.
A ne livrer à personne et sous aucun prétexte.
Quelle que soit la tentation... ! Et celle-ci doit exister. Tout le monde attend le Messie à l'époque du Christ. A Nazareth comme ailleurs, d'autant qu'on y compte des descendants de David, soit des gens à particule.
L'optique générale est, évidemment, à un messianisme temporel, selon la plupart des prophéties prises à la lettre : l'abondance à nos portes. C'est ainsi que parle le rabbin lorsqu'il commente les Ecritures, ainsi qu'on parle à la fontaine, sur le banc de pierre de la synagogue... et comme qui dirait aujourd'hui au bistrot.
Joseph entend tout cela et l'envie lui vient sans doute de corriger l'interprétation matérialiste de ses amis et voisins. Peut-être s'y essaye-t-il parfois, mais alors avec beaucoup de discrétion de peur d'aller trop loin. La plupart du temps il se taira ou seulement émettra quelque doute... On l'interroge pourtant « Et toi, Joseph, qu'est-ce que tu en penses ? »
Il ne pense pas seulement, il sait : Que le Messie est déjà là, qu'il s'agit de ce bébé, de cet enfant, de cet adolescent qui l'aide dans son atelier ou joue dans la cour avec les autres... Un secret à garder coûte que coûte.
Celui qui en est capable 30 ans durant, comment l'appellerez-vous ?
A côté de ses titres habituels, Epoux de Marie, Père virginal du Christ, Protecteur de la Sainte Famille, etc., à côté de ses qualités d'humilité, de pureté, de courage et autres, gardons pour le grand silencieux de Nazareth le beau terme d' homme du secret, riche de tant de vertus.

La vie de prière de la Sainte Famille
Respectueuse des rythmes de prière de la religion hébraïque, la Sainte Famille priait à la synagogue ou au temple, en commun avec ses corréligionnaires et observait les rites du judaïsme (circoncision, présentation au temple et autres fêtes religieuses), mais elle priait aussi en privé, dans le calme foyer de Nazareth. Et l'on priait ensemble, en famille, quotidiennement, mais aussi dans la solitude personnelle d'une chambre. En outre, Marie, Jésus et Jospeh pratiquaient de façon constante l'oraison du coeur. Si bien qu'il serait juste de dire que l'atmosphère familiale dans le foyer de la Sainte Famille était celle, recueillie, d'une prière sans cesse.
Une façon nouvelle de s'entretenir avec Dieu
La prière de la Sainte Famille annonçait aussi une façon nouvelle de s'entretenir avec Dieu : toute faite d'intimité et de simplicité confiante, ces caractéristiques spirituelles qui sont les attributs de l'amour...
Comme tout Israël, Marie attendait la venue du Messie. Elle l'attendait de toute son âme, de toutes ses forces, de toute son espérance. Petite enfant, c'est certainement pour qu'Il vienne enfin qu'elle avait offert à Dieu sa vie et sa virginité. Et pour entretenir la mémoire des événements du salut, elle venait en pèlerinage au Temple de Jérusalem, trois fois par an.
Or, tandis que les calendriers des fêtes exigeaient que seuls les hommes viennent en pèlerinage, la pratique du pèlerinage au premier siècle était devenue pour beaucoup une affaire familiale.
Peu à peu le Temple accepte la présence de la femme
La société patriarcale avait dû s'ouvrir, peut-être sous l'influence de la société romaine, à une mentalité qui respecte davantage la femme. Le Temple était essentiellement une institution masculine : seuls les mâles étaient prêtres, seules des bêtes mâles étaient offertes. Puisque, à l’époque du second Temple, beaucoup de familles entières avaient pris l'habitude de venir en pèlerinage, on finira par permettre à des femmes de présenter le sacrifice de Pâque. Bien plus, la présence des femmes obligera les prêtres à introduire une cérémonie spéciale pour la fête des Tentes : l'illumination de la cour des femmes en soirée.
Cependant les femmes et les hommes y assisteront séparés. Pour la Pentecôte on acceptera que les femmes apportent les premiers fruits, car les premiers à en bénéficier étaient les prêtres. Rabbi Gamaliel avait même décidé d'ajouter une bénédiction spéciale quand il rencontrait une belle femme au temple : "Béni soit l’auteur de la beauté".
La maison familiale, véritable lieu de la prière juive
Jérusalem était le centre de prière trois fois par an, mais le véritable lieu de prière juive était la maison familiale. La maison de la Sainte Famille à Nazareth, au sein même de la vie religieuse d'Israël, était déjà, à elle toute seule non seulement la première église domestique, mais la première église tout court
C'est Joseph qui introduit les Mages et leur montre l'enfant

Le mystère des 30 ans de vie cachée du Christ
Par les Evangiles, nous ne savons que peu de choses de ce que l'on appelle "la vie cachée" de Jésus à Nazareth, soit une période de trente années sur les trente trois que dura la vie terrestre du Sauveur de l'humanité ! C'est l'Evangile selon saint Luc qui nous donne le plus d'informations sur cette partie de la vie du Christ, essentiellement à propos de son enfance : "Jésus grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes" (Lc 2,52). Jésus a donc vécu, entre Marie et Joseph, une enfance aimante et soumise à ses parents, marquée par la douceur, l'humilité et l'obéissance.
Ce qui s'est passé entre l'enfance de Jésus et son "âge mûr "( la trentaine), nous le savons en partie grâce à ce que nous en laisse entendre indirectement l'Ecriture, mais surtout par l'ensemble des écrits et témoignages de la Tradition de l'Eglise et par ses saints et ses Docteurs. Ce que l'on découvre ainsi, c'est qu'avant de se lancer sur les routes de Galilée pour y précher selon sa mission divine, Jésus a d'abord mené à Nazareth de Galilée, auprès des siens, la vie d'une famille juive pieuse et laborieuse. Fils de charpentier, formé par son père Joseph, notre Sauveur exerça Lui-même ce métier d'artisan pendant plusieurs années ; et Il a suivi les coutumes et les préceptes de la religion d'Israël, fréquentant la synagogue avec les fidèles de son temps.
Ainsi donc pendant les 9/10ème de sa vie terrestre, le Christ -Verbe de Dieu, Dieu Lui-même et Maître de l'Univers!- a vécu comme enfoui à l'abri des regards du monde, une vie de sainteté dans l'obéissance filiale et le travail de ses mains... Le pape Paul VI voit dans cette vie cachée au coeur de la Sainte Famille, une véritable "école de l'Evangile". Cette vie -toute simple- de la Sainte Famille à Nazareth, n'est-elle pas en effet, pour tout chrétien, une école de spiritualité de la vie quotidienne ? Une école de vie humble et aimante, dont le Maître n'est autre que Dieu Lui-même fait homme...
Auprès de Marie et Joseph, la sanctification de la vie quotidienne
Nazareth n’est pas seulement un endroit géographique, mais c’est surtout un temple de grâce. La période la plus longue de l’existence de Christ s’est passée dans l’anonymat, mais avec l’efficacité du levain dans la pâte. Homme entre les hommes, dans l’humilité et l’obéissance aux institutions, Jésus a partagé la vie quotidienne, les rites, la fatigue, la douleur et le travail, afin de tout transformer, en le purifiant et en le sanctifiant au contact de sa présence rédemptrice.
En tout ceci comment ne pas voir, à côté de Marie, la présence et l’action de saint Joseph, dont les fonctions irremplaçables de père et de maître le constituent ministre du salut ? Par sa soumission à ses parents (Lc 2, 51). Jésus voulut sanctifier les devoirs de la famille et du travail qu’il vivait à côté de Joseph ; il s’agit en définitive de la sanctification de la vie quotidienne.
Ce qui n’est pas assumé n’est pas sauvé, la vérité de l’incarnation exigeait que Jésus assumât tout ce qui est humain pour le purifier et le sanctifier : le développement de la vie depuis la conception jusqu’à la mort, en passant par l’étroitesse du sein maternel, la faiblesse du la petite enfance, la croissance de l’adolescence et de la jeunesse. Jésus n’a pas accéléré les temps, il s'est soumis à toutes ses lois.

Consécration des relations humaines de famille et de travail.
Très douce Vierge Marie, Mère de la Miséricorde, toi qui pardonnes sans cesse aux hommes leurs offenses et leur rejet du Dieu d'Amour, prie pour qu'en mon cœur ne pousse aucune racine d'amertume ou de ressentiment. Je te consacre toutes mes relations humaines afin qu'elles deviennent le lieu où se manifeste la douceur du Christ.
Je te consacre mes relations affectives afin que je cherche toujours à donner plutôt qu'à prendre, que je poursuive l'intérêt de l'autre et celui de Dieu plutôt que le mien.
Je te consacre toute relation familiale afin que ne recherchant que l'accroissement de l'amour, je mette l'union et la tendresse là où il y a la dureté et la discorde.
Jésus, charpentier
Puisque c’est l’homme qui confère la dignité au travail (Cf. Jean Paul II, Laborem exercens 6), il faut remonter à Jésus pour comprendre comment lui, le Rédempteur de l’homme, a voulu assumer la dimension humaine du travail, selon le principe :
« Les saints Pères proclament sans cesse que n’est pas guéri ce qui n’a pas été assumé par le Christ » [1] (Vatican II, Ad Gentes 3)
Il a travaillé "avec des mains d’homme" :
Le Concile Vatican II, pour montrer que le Fils de Dieu par l’Incarnation s’est uni d’une certaine manière à chaque homme, souligne qu’il a travaillé "avec des mains d’homme" (Vatican II, Gaudium et spes, n. 22), et "a voulu pratiquer le travail manuel" (Vatican II, Lumen Gentium, 41 [2]).
Parmi les titres de Jésus, celui de "fils du charpentier" (Mt 13, 55) ne doit pas être considéré comme inférieur aux autres titres, ni comme un synonyme d’humilité.
Ce titre "fils du charpentier" est une spécification du titre de Rédempteur :
« Le travail humain, en particulier le travail manuel, prend un accent spécial dans l’Évangile. Il est entré dans le mystère de l’Incarnation en même temps que l’humanité du Fils de Dieu, de même aussi qu’il a été racheté d’une manière particulière. Grâce à son atelier où il exerçait son métier en même temps que Jésus, Joseph rendit le travail humain proche du mystère de la Rédemption. »
(Jean Paul II, Redemptoris Custos, 22)
« Quant à ceux qui se livrent à des travaux souvent pénibles, leur activité d’homme doit les enrichir personnellement, leur permettre d’aider leurs concitoyens et de contribuer à élever le niveau de la société tout entière et de la création, d’imiter enfin, par une charité active, le Christ qui a voulu pratiquer le travail manuel et qui, avec son Père, ne cesse d’agir pour le salut de tous ; qu’ils soient en cela dans une joyeuse espérance, s’aidant mutuellement à porter leurs fardeaux, montant par leur travail quotidien à une sainteté toujours plus haute, sainteté qui sera aussi apostolique.
Qu’ils se sachent eux aussi unis tout spécialement au Christ souffrant pour le salut du monde, ceux sur qui pèsent la pauvreté, l’infirmité, la maladie, les épreuves diverses, ou qui souffrent persécution pour la justice: le Seigneur dans l’Evangile les a déclarés bienheureux et "le Dieu de toute grâce qui nous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, après une courte épreuve les rétablira lui-même, les affermira et les rendra inébranlables" ( 1P 5,10 ).
Ainsi donc tous ceux qui croient au Christ iront en se sanctifiant toujours plus dans les conditions, les charges et les circonstances qui sont celles de leur vie et grâce à elles, si cependant ils reçoivent avec foi toutes choses de la main du Père céleste et coopèrent à l’accomplissement de la volonté de Dieu, en faisant paraître aux yeux de tous, dans leur service temporel lui-même, la charité avec laquelle Dieu a aimé le monde. »
(Vatican II, Lumen Gentium 41)
D’après « à la découverte d’un prince discret » - Saint Joseph –
du Père Francis VOLLE

PRIÈRE À SAINT JOSEPH OUVRIER de Nazareth

O Saint Joseph, gardien de Jésus, époux très chaste de Marie, qui as traversé la vie dans l'accomplissement complet du devoir, soutenant au moyen du travail de tes mains la Famille sa¬crée de Nazareth, protège favorablement ceux qui, pleins de confiance, se tournent vers toi.
Tu connais leurs aspirations, leurs angoisses, leurs espérances, à toi ils recourent parce qu'ils savent trouver en toi celui qui les com¬prend et les protège.
Toi aussi tu as expérimenté l'épreuve, la lassitude, mais, au milieu des préoccupations de la vie matérielle, ton âme remplie de la plus profonde paix, exulte d'une joie inénarrable, à cause de ton intimité avec le Fils de Dieu, plein de confiance en toi, et avec Marie, sa très douce mère. .
Que tes protégés comprennent qu'ils ne sont pas seuls dans leur travail, mais qu'ils sachent découvrir Jésus auprès d'eux, l'accueillir avec la grâce et le garder fidèlement, comme tu l'as fait. Obtiens encore en chaque famille, en cha¬que lieu de travail, partout où un chrétien travaille, que tout soit sanctifié, dans la charité, dans la patience, dans la justice, dans la recherche du travail bien fait, afin que descendent abondamment les dons de la céleste prédilection.

Prière du pape St Jean XXIII RSJ N° 925 Décembre 1995 p2

NAZARETH méditation du pape St Jean XXIII
L' ATELIER DE SAINT JOSEPH, SANCTUAIRE DU TRAVAIL SANCTIFIÉ

La prière à Saint Joseph ci dessus est du pape Jean XXIII, qui avait une grande dévotion à ce grand saint. Il portait d'ailleurs le pré¬nom de « Giuseppe ». Il a fait introduire le nom de Saint Joseph dans la prière eucharistique n° 1. Lors de son pèlerinage à Lorette, le 4 octobre 1962, le pape déclarait:

« Le mystère de l'Incarnation con¬sacra les trente années de la vie parcourue par Jésus dans le silence de Nazareth, avec Marie et Joseph. Et comme de l'Incarnation prend nouvellement nais¬sance la route de l'homme vers la patrie céleste et son élévation à la noblesse de cohéritier du ciel, de la vie cachée perce le cantique en louange de la di¬gnité et de la grandeur de la famille, en louange au devoir sacré du travail et de sa noblesse...
« De la vie cachée de Jésus, nous connaissons peu: mais au sujet du travail durant ces trente années nous en savons assez. Sur l'exemple de Jésus vingt siècles de christianisme ont aidé l'homme à se re¬connaître dans son intégrité, l'élevant à la conscience de sa dignité. Dans la maison de Nazareth, le travail devient signe de Rédemption et de sanctification, exercé par le Fils de Dieu lui-même, par Marie et Joseph. Les travailleurs, regardant la Sainte Famille, comprennent leur mission dans le monde, qui tend à prolonger dans l'histoire la création de Dieu. »
Texte du pape Jean XXIII

La prière de Joseph lui-même à Nazareth
Extrait d'Olivier Le Gendre au moment où il pense « à l'aurore de la vie du charpentier ». Il met sur les lèvres de Joseph cette prière (pages 138-141).

« Seigneur, Dieu, Père, le jour de ma vie se termine et ma marche s'est ralentie. Quel est ce silence qui m'enveloppe? Ce silence que j'ai tant aimé. Mon silence de père devant mon fils qui grandissait. Le silence de la mort qui s'approche, mon pauvre silence de charpentier devenu prière, mon silence devant ln parole de mon fils qui au monde va redonner la vie

Mon.fils, Jésus...
Jamais je n'ai pu dire ce nom sans que mon cœur ne se mette à genoux sous le poids de mon amour et le poids de mon bonheur. Jésus, fils de ton ciel, donné pour mon fils sur cette terre.
Ton fils assurément, mais mon fils vraiment. Jésus par nos voisins appelé fils de Joseph. Jésus appelé Fils de Dieu par les siècles à venir et le monde à décou¬vrir. Jésus qui s’apprête à commencer sa route. Route de lumière depuis les cieux dessinée par son Père. Route de mystère pour moi, le charpentier père de la terre

J'ai été son père de la terre comme abri pour sa naissance, son guide à travers le désert, l'épaule qui soutenait son sommeil, la main pour aide de ses premiers pas. Et j'ai été le regard de père devant son regard présent. Son regard jour après jour se modifiant, regard de lumière vers son âme tourné de plus en plus intensément, regard de découverte en son âme d'un autre visage, le visage d’un autre Père présent au cœur de son âme. J’ai aimé son regard de plus en plus clair, les jours passant, son regard à mes yeux de plus en plus transparent. Le regard venant de l'âme d'un Dieu enfant.

J'ai été le témoin de mon fils se découvrant Fils de Dieu, j'ai été l’homme qui s'efface pour que son enfant-Dieu grandisse, image de tous les hommes qui en eux s'effacent pour que leur Dieu semblablement y grandisse, hommes témoins émerveillés de la découverte de Dieu en leur âme.

J'ai été homme parmi les autres hommes, voulu par Dieu pour être son chemin parmi les hommes. Homme voulu comme asile pour Dieu dans le monde, porteur de Dieu dans de monde, homme, besoin de Dieu pour habiter le monde ".
RSJ d'Allex - N° 949 – novembre 1999 p. 6

Silencieux Joseph, en ta tache quotidienne

Silencieux Joseph!
Peu d'hommes ont eu la responsabilité qui fut la tienne
A l'Enfant-Dieu fait homme, et à sa mère Marie
Tu devais le gîte, le couvert et l'amour.
Apprends-nous la valeur de la tâche quotidienne.

Silencieux Joseph!
Tu ne fus pas l'homme de la parole,
tu étais l'homme du pain.
On ne garde de toi nul discours, nulle sentence.
Tu préférais aux bruits des mots la réalité des gestes.
Apprends-nous la force de l'exemple.

Silencieux Joseph!
Tu connaissais le bois et sa rugosité,
la commande rapide, l'ouvrage à terminer.
Au travail d'artisan, ta force s'est usée.
Apprends-nous le poids d'une vraie compétence.

Silencieux Joseph!
De vivre entre Jésus et Marie,
la chance fut inouïe!
S'il s'agit pour tout homme de découvrir Dieu
En chacun de ses frères, Tu sainteté fut grande!
Apprends-nous à voir Dieu en tout visage humain.

Silencieux Joseph!
Le pain que tu gagnais devenait la chair d'un Dieu!
Tu demeure quotidienne était la « maison-Dieu » !
Ton amour paternel réconfortait le Fils du Père!
Apprends-nous à construire le Corps du Christ.
(Prier avec Joseph,Éditions du Signe 2002)

Dans les yeux de Marie

Dans les yeux de Marie
qui reflétaient le Ciel
Joseph vite comprit
le choix de l'Eternel.

Quand Joseph contemplait Marie,
en l'étable de Bethléem
ses yeux disaient «Combien je t'aime ».
et Marie souriait, ravie.

Tu le couvrais de tes baisers
douce Marie, ton Bébé-Dieu
et la joie coulait de tes yeux
que Joseph essuyait, heureux !

Quelle allégresse à Nazareth
quand Marie et Joseph en fête
riaient des premiers pas de Dieu

A Nazareth, avec Marie
Joseph travaillait en chantant
et Jésus, en ses yeux d'enfant,
apprenait à goûter la vie.

Pourquoi abandonner dans l'ombre
Joseph comme un vieil époux sombre
quand alors, jeune et merveilleux,
il riait, guidant l'Enfant-Dieu?

Saint Joseph, ami du silence,
a logé chez lui le Très-Haut,
mais aucun lieu n'a son tombeau
C'est l'humble, de toute évidence !

Marie Baudouin-Croix Extraits de «Lignes d'Oraison »
RSJ N° 954 sept 2000 p. 6

Actualités :

La Fraternité Saint-Joseph  vient de publier un livre de spiritualité et de prières à Saint Joseph  (200 pages petit format à 8 €).   Vous y trouverez la place qu'a eue Saint Joseph dans la vie de l'Eglise officielle ou  populaire, des prières anciennes et des prières pour le monde et l'Eglise d'aujourd'hui.                Vous pouvez le commander par courrier à Fraternité Saint Joseph     4 Montée de la Butte 26400 ALLEX.

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